Archives de catégorie : Communauté LGBT

Des réflexions, des histoires, qui vous interpelleront peut-être.

Des bières et des bigouines – Concours Happy Beer Time !

Une petite mousse ! La bière fait partie de notre culture. Si, c’est comme ça, si tu es une fille qui aime les filles, tu es *obligée* d’aimer la bière, sinon t’es pas une vraie.

Bon maintenant que ça c’est posé, Prof Lolo a testé pour toi la bière artisanale, depuis un bon moment maintenant. Je suis tombée dans la bouteille quand j’ai bossé dans une cave à bière à Paris (je ne citerais aucun nom, enfin vous pouvez me demander, je vous répondrai). Ca fait un petit moment que je voulais vous partager mes découvertes, ayons l’alcool social, c’est moins triste !

Retrouvez donc des rapides critiques et notes sur Untappd (merci @keela) : https://untappd.com/user/Red0313
Je n’ai guère le temps de faire des articles détaillés pour chacune. Vous voyez bien l’activité intense de mon blog…

Je voudrais aussi vous faire découvrir ce site très sympa sur l’actu de la bière artisanale, avec des reviews plus détaillées : Happy Beer Time
Ils font aussi des super concours, j’en ai gagné un, ça fait bien plaisir.

Cadeaaau

Et comme je suis sympa et que c’est un peu le but de cet article, je vous préviens qu’il y a un nouveau concours de HBT qui vous permet de gagner 15€ de bières (3 bouteilles max) sur le site Beer City.

Bonne chance, au plaisir de déguster une brune avec vous un de ces jours !

A mes chevaliers blancs

Vendredi, déchaînement des anti-mariage. Comme @GoldenM, tractage, stickage et affichage massif dans ma fac, mais aussi dans « mes villes », Versailles et Saint-Quentin.
Mais cette fois-ci, j’ai aussi vu mes amis associatifs et syndicalistes (faut-il que je précise le syndicat étudiant en question?) se mobiliser encore plus massivement contre eux. Ils ont sillonné Saint-Quentin, en quelques heures, il ne restait plus de sticker, ni d’affiche.
Quant au tractage, ils ont tout simplement trollé les haineux, les empêchant de distribuer leurs déchets. Ils se sont également fait passer pour des alliés, venus distribuer eux-aussi des flyers. Puis, ils les balançaient ostensiblement à la poubelle, en les traitant d’homophobes et de fachos.
Enfin, un mec est sorti de la BU, furax. Il est allé s’acheter une canette de coca, pour la déverser sur la tête, les vêtements et les tracts de la chefthaine des tracteurs qui tenait le piquet devant la BU, avec pancarte, que mes potes ont pétée.

Cet article, je l’écris un peu pour témoigner, pour redonner un peu d’espoir à mes amis blessés. Je l’écris aussi pour remercier mes amis et collègues associatifs, ainsi que les étudiants engagés politiquement pour une société meilleure, plus égalitaire. Enfin je l’écris pour leur rendre un maigre hommage. Je n’ai pas forcément le temps de faire pareil qu’eux, mais surtout, je n’ai pas le courage, le culot pour le faire. La résistance civile, c’est quelque chose que j’apprends, peu à peu. J’ai commencé à me forger une conscience, j’ai beaucoup appris, maintenant je pense agir.

Un jour, je serai comme eux, et elle : http://dariamarx.com/2013/03/21/contre-la-loi-taubira/

Réponse à M. Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France

Le contexte

Alors que je partageais sur Facebook le lien vers l’article de Yagg sur le livre du mariagepourtous.info qui répond aux arguments des opposants à celui-ci, une connaissance de primaire-collège vint commenter en postant à son tour un lien vers un article du Grand Rabbin de France, M. Gilles Bernheim, sobrement intitulé « Mariage homosexuel [sic], homoparentalité et adoption : Ce que l’on oublie souvent de dire. » Heureusement qu’il est là donc. Ce vieil ami me précise alors qu’il est désolé de ne pas formuler une réponse lui-même, mais qu' »[il] ne [saurait] mieux dire » [sic].

Vous me connaissez, depuis quelques mois, je suis extrêmement fatiguée et touchée par ces polémiques et « débats » stériles, avec des « arguments » qui n’en sont pas, ou sont tout du moins faibles et ne tiennent pas debout. A dire vrai, je fuis toute discussion où je risque de me prendre la tête. Ca tombe bien, mes proches sont pour la plupart très compréhensifs. J’ai dû cependant sortir en vitesse du cours d’Anglais où la prof qui est un peu con-con avait eu la bonne idée d’aborder ce thème là pour une discussion en classe. Figurez-vous qu’elle n’était même pas contre le mariage, mais contre l’adoption, et – d’où le « con-con » – même pas pour des raisons que j’aurais pu considérer comme discutables genre « l’intérêt supérieur de l’enfant » et autres conneries, mais, pire, pour des raisons relevant de la psychologie de comptoir. Au moment où elle a sorti « Mais vous vous rendez compte, deux hommes avec une petite fille, et le lien biologique avec la mère?! », et puis « ils ne sauraient pas comment faire ! », je me suis dit que c’en était assez, je suis partie du cours, sans rien prendre sur moi autre que mon smartphone, en sautant par dessus les tables parce que j’étais coincée entre le mur et ma voisine, et en disant que je n’en pouvais plus, que je ne le supportais plus, et que je revenais dans 10 min, le temps de les laisser finir.

Ce n’était même pas de la colère ou de la tristesse, mais plutôt une espère de claustrophobie, j’étouffais, j’étais oppressée. Je voulais qu’on arrête de me parler de ça. De donner des avis sur moi, mon couple, et ma capacité à fonder une famille ou à élever un mioche. Si au moins c’était des arguments intelligents. Mais non, ce sont pour la plupart des conneries sexistes et hétérocentrées/normées.

Alors qu’a-t-il pu me pousser, cette fois-ci, à sortir de mon retranchement entre-les-miens, à cette isolation communautaire, dans laquelle j’étais à peu près bien? Je ne discutais plus de ces sujets, qu’avec des gens plus ou moins d’accord avec moi, et qui acceptaient que j’en parle. Certes, de temps en temps, on me ramenait sur Terre, parfois un peu brutalement (merci Twitter).

Et bien mon « pote » m’a dit que c’était « honnête intellectuellement ». Comme c’est assez long, je vous laisse lire l’introduction, et vous faire une idée de l’honnêteté intellectuelle dont il s’agit là (ahah).

Au début, j’ai voulu faire ça bien, en honneur à notre amical passé, au fait que je le considérrrrrais comme intelligent (je ne sais pas si c’est toujours le cas…), et au fait que ça semblait discutable et qu’il semblait lui-même ouvert à la discussion. J’ai donc passé un temps infini à lire et écrire sur des pages Word ce que j’en pensais, en essayant de ne pas trop être ironique ou affectif, d’être structurée (la STRUCTUUURRRRR ! hem, pardon, la fatigue) et d’argumenter. Finalement, comme je lui dis plus tard, ça commençait à être vraiment trop douloureux mentalement, trop long pour mon temps libre, et trop énervant (que voulez-vous répondre à des arguments *vides*?!). Donc j’ai arrêté de lire à la moitié, j’ai lu en diagonal la fin et j’ai donné sur FB, en message privé où nous avions poursuivi la conversation, une réponse un peu plus courte, donc évidemment moins argumentée que ce que je voulais faire initialement. Mais ma réponse me contente, et je crois, pour mon bien-être, que c’est le principal.

Ma réponse, copiée-collée telle quelle (les fautes en moins)

Bon j’en suis à la moitié. Ecoute, ça me fait beaucoup de mal, ça me prend beaucoup de temps, parce que j’essaie de te répondre en lisant, et de le faire bien, de manière sérieuse et tout. Mais ça me fait vraiment beaucoup de mal. Je ne suis pas d’accord avec toi (allons, ce n’est pas grave, nous ne sommes pas si proches et ce n’est ni une perte pour toi, ni pour moi, j’ai la chance d’avoir des proches qui sont plus compréhensifs). J’accepte de te perdre de vue, si c’est en ces choses-là que tu crois, et je pense que c’est réciproque. Je t’explique pourquoi j’arrête de lire ci-après.

Ce n’est qu’un ramassis de fantasmes (des mots qui se substitueraient à d’autres, des complots, des lobbys qui cherchent à faire entrer je ne sais quoi dans les moeurs de notre beau pays), de fausses vérités assénées (la généalogie n’est pas naturelle ni biologique, elle est sociale et culturelle et la société change, nulle démonstration anthropologiquement correcte là-dedans, et je ne parle même pas de la psychologie de comptoir).

Ce monsieur, sous couvert d’être aimable, m’insulte et insulte mon « couple » comme il dit si bien, ainsi que ma « famille » si d’aventure je souhaitais en créer une, sans parler de tous mes amis qui selon lui ne seraient pas vraiment « parents » et leurs enfant qui ne seraient pas bien structurés, les pauvres chéri-choux.

Je suis vraiment désolée de ne pas avoir tenue jusqu’au bout, j’ai essayé pourtant. Mais manifestement ce monsieur croit en des choses dur comme fer. Oui, la femme et l’homme sont manifestement sexuellement différents, ils seraient stupide de dire le contraire. Oui, biologiquement, il faut un homme et une femme pour se reproduire (je dirais plutôt un gamète mâle et un gamète femelle), et en ça je veux bien qu’on parle de complémentarité (sans oublier qu’il n’y a pas d’autre solution qu’une femme pour porter le fétus). Mais je me sens moi-même toute seule très complète, merci, et mon « couple » (ahah) n’a nul besoin d’homme pour être complet, merci aussi.

Contrairement à ce qu’on nous assène, notre désir (ou pas) d’enfant n’est pas plus égoïste que celui des couples de personnes de sexes différents. Nous ne souhaitons pas un enfant. Nous souhaitons élever un gamin pour qu’il soit le mieux possible.

La généalogie, la filiation, créations purement sociales et qui changent selon les sociétés auxquelles on s’intéresse et les époques, la structuration, etc. ce n’est pas compliqué pour l’enfant, il s’adapte, comme il s’adapte à des familles monoparentales, recomposées, adopté ou pas (je rappelle, contrairement à ce que dit ce monsieur, qu’on peut adopter en étant célibataire, elle est où sa complémentarité à deux balles, et le besoin de l’enfant de se réconcilier avec la femme-mère qui l’abandonne et autres conneries?). Du moment qu’on l’aime et qu’on lui explique d’où il vient, pas de quoi le déboussoler.

J’ai lu vite fait en diagonale jusqu’à la fin. Ce qui l’horripile, et je veux bien en discuter avec toi, c’est la remise en question de la différentiation des genres. Pour t’expliquer en 3 mots les études du genre (qu’on appelle « gender studies » en anglais, pour faire peur, ça vient des USA alors c’est mâââl, ça inquiète les gentils Français) – bien que je ne sois pas spécialiste : il y a le sexe anatomique (homme et femme, et tout un éventail entre eux, dont intersexué, moi je suis une femme), le genre (qui est ce à quoi s’identifie la personne, encore une fois homme, femme ou entre les deux, je m’identifie plutôt femme), les deux peuvent être différents, on parle, il me semble, de dissonance, ce qu’on appelle être transexuel (on est transgenre, plus large, lorsque le genre auquel on s’identifie est différent de celui qui nous a été assigné à la naissance, en général son sexe), et enfin, l’expression de genre (masculin et féminin, entre les deux on peut parler d’androgynie par exemple, moi je suis plutôt androgyne physiquement, avec une attitude plutôt masculine). Cela n’a, et j’insiste, absolument aucun rapport avec l’orientation sexuelle. A part qu’un trans, lorsqu’il change de genre ou de sexe peut effectivement ne pas appeler pareil son orientation sexuelle (logique) et passer par exemple d’hétéro à gay. Ce sont des études scientifiques et non pas une « théorie » qu’on aurait sortie du chapeau.

Dans les recherches qui sont faites, on regarde ce qui est inné et ce qui est acquis, ce qui est naturel et biologique, et ce qui est social et culturel. On ne remet pas en cause, comme tu peux le voir, le fait qu’il y a des différences objectives entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, si on niait la différence entre les sexes, pourquoi ne serions-nous pas tous bisexuels?!

Petite précision sur le terme « queer » qui veut effectivement dire « bizarre » en anglais. Il s’agit d’une réappropriation d’une insulte, de notre part, afin qu’elle perde de son caractère insultant. De même, entre-nous, il arrive fréquemment qu’on s’appelle « pédé » ou « gouine ». Venant d’une personne que je ne connais pas, je le prendrais mal, mais de mes amis « queer », justement, c’est positif.

Ah oui, que je n’oublie pas de répondre sur le mariage comme institution et la protection juridique. La symbolique du mariage, nous ne voulons pas la supprimer, c’est justement pour cela que nous – moi en tout cas – nous battons pour pouvoir nous marier. Et non pas seulement nous unir ou nous pacser. Oui, la législation et les décisions juridiques vont de plus en plus vers les nouvelles formes de familles, mais c’est très lent, et pendant ce temps de nombreuses familles (certes, pas majoritaires, mais je ne vois aucune raison d’être laissés pour compte, pas plus que les Noirs qui étaient eux-aussi minoritaires) sont dans l’incapacité de donner un cadre juridique qui les protège. Certes, des juges autorisent parfois la délégation de l’autorité, mais c’est au bon vouloir du juge, on a beau dire, la justice n’est pas *si* objective que cela, surtout en absence de législation, tu en conviendras…
Une petite infographie sur le genre et la sexualité : http://dwam.tumblr.com/post/39467430176/odeurdesaintete-by-asexual-not-a-sexual-a
Si tu veux d’autres liens, je peux t’en trouver. Mais clairement, si tu es très accroché au concept de différentiation et complémentarité des sexes, ça va être dur de discuter
Bonne nuit !

PS rien que pour vous

Encore une fois je ne suis pas spécialiste, cette réponse est loin d’être complète et parfaite, et il peut y avoir des erreurs sur des sujets que je suis loin de maitriser (transidentitié, études du genre, juridique…), malgré ma lecture assidue de Yagg et des blogs.

Je souhaitais rajouter un lien vers un article de blog de Mme Duru-Bellat, sociologue, que j’ai lu aujourd’hui et qui parlait très bien des études du genre, mais le lien est inaccessible pour le moment. Il aurait apporté des précisions à mes maigres connaissances sur le sujet.

Si je partage cette réponse avec vous, c’est pour compatir la douleur que l’article du Rabbin m’a procurée, et pour que ça serve, un peu. Pour aussi témoigner de ce nouvel affront qui nous est fait, pour que nous n’oublions pas que parmi nos malfaiteurs, il y avait aussi M. Gilles Bernheim.

J’aimerais aussi vous remercier, juste parce que vous m’informez, vous me faites rire, vous existez, vous vous battez pour moi et parfois à mes côtés quand je vous rejoins. Merci les amis !

Et maintenant au lit, bonne nuit !

Vis ma vie de marginal – Echo Park, L.A.

L.A. ce ne sont pas que des belles gosses toutes riches et lesbiennes. C’est aussi la guerre des gangs, la pauvreté, les communautés ultra refermées sur elles-mêmes, avec leurs lois, leurs règles. Leur intolérance, leur ségrégation.

L.A., c’est foutu.

Echo Park, quartier latino de L.A. Dans la communauté mexicaine, comme dans toutes les communautés, les traditions y sont fortement ancrées. A 15 ans, les filles fêtent leur entrée dans l’âge adulte. Elle est maintenant femme et devra apprendre à être épouse. Evidemment, elle doit restée vierge jusqu’au mariage.

C’est un tremblement de terre qui ébranle la petite famille de Magdalena quand elle apprend que celle-ci est enceinte alors qu’elle va célébrer sa Quinceañera. Mais l’épicentre du séisme est très certainement Magdalena elle-même qui, si jeune, et alors qu’elle aura pris ses précautions, se retrouve enceinte et jetée hors de chez elle par un père trop puritain et trop croyant. Heureusement, elle est alors recueillie par el Tio (oncle) Tomas, vieillard solitaire qui trouve réconfort dans son jardin et dans sa recette secrète qu’il distribue dans tout le voisinage dans lequel il est une célébrité. Elle y retrouvera son cousin Carlos, rejeté lui aussi par sa famille (et certainement par son gang) en raison de son homosexualité.

La représentation de la marginalité

Que ce soit Magdalena ou Carlos (ou même el Tio Tomas), tout deux assument parfaitement leur différence. Certes, ce n’est pas facile tous les jours, mais ils sont courageux malgré leur jeunesse. Ils ont entre-eux des rapports fraternels, mais s’entraident finalement. L’histoire n’est pas très joyeuse, mais les personnages garderont toujours espoir.

La rencontre de Carlos avec les nouveaux voisins, le couple gay Gary et James me laisse plus…circonspecte…
[SPOILERS] Il faudra qu’on m’explique pourquoi le couple gay doit-il toujours être riche, blanc, dans le showbiz, jeune, et libertin. Si on rajoute que en plus de toutes ces…qualités… ce sont eux qui viennent perturber le petit coin de paradis que Magdalena et Carlos avaient trouvé chez l’oncle Tomas, ils finissent par être complètement antipathiques. Au moins pour un d’entre-eux. Non les deux en fait. Ils sont vraiment irrattrapables. Le couple de gay du showbiz représente aussi l’arrivée des riches blancs dans le quartier pauvre latino de Echo Park. Ce sont eux qui font monter les prix de ce quartier et empêchent les gens moins à l’aise financièrement de se loger décemment. [/SPOILERS]La thématique fort intéressante de la mutation d’un quartier pauvre en quartier à la mode est donc aussi abordée dans ce film très complet, sans être ennuyant ou moralisateur.

Alors oui, les personnages gay ne sont pas toujours parfaits, les bons samaritains, les héros du film. Mais bon, après tout, c’est pas parce qu’on est gay qu’on est gentil hein. Et puis ma charmante lionceau-d’argent m’a dit que j’allais trop loin, que je cherchais la petite bête et que je m’insurgeais pour rien.

Bonjour Monsieur Jesse Garcia ! Tou a lé tétonnes qué pointé 8)

Ceci est un BON film.

Je n’ai rien de particulier à dire sur ce film en fait. J’ai même hésité à en fait un article. Mais j’en fais sur des choses plus infâmes que ça, alors autant faire de la pub pour quelque chose de qualité, pour une fois. Oui, c’est un bon film. Je le conseille fortement. Je pense qu’on pourrait même en faire l’achat sans le regretter et le revoir avec plaisir. Certes, il n’est pas joyeux (ma spécialité est de choisir des films tristes à voir, je suis une pro pour ça…), mais il est bon. Il ne pleurniche pas, mais on verse une petite larme. Il montre une culture mexicaine kitch, sans que ce soit ridicule. Il ne verse jamais, lui, dans le stéréotype. Ok, il y a le jeune latino bad boy super mignon (vraiment super mignon, très sexy…tout comme le couple gay d’ailleurs), mais il n’en surjoue jamais. Ce n’est pas un film d’action décervelé, mais on ne s’ennuie jamais et on arrive à la fin sans goût de trop peu.

La seule mini critique qu’on a émise c’est qu’on ne sait pas vraiment ce que les héros deviennent. On peut seulement l’imaginer, et encore. Mais rien qui ne gâche le plaisir.

Merci encore Yagg de nous avoir fait découvrir ce film, que je n’aurais pour le coup jamais connu sans vous ! Nous remercions aussi Epicentre Films, et leur petite lettre qui accompagnait le DVD, ça fait toujours plaisir. Le packaging est d’ailleurs très sympa. Le film n’est pas doublé en français, mais la VOSTFR est de très bonne facture, et le spanglish (ou mélange de anglais et espagnol) se suit très bien.

Attends, merde, on s'est plantées de chaîne !

Ce film a remporté le Grand Prix du Jury et le Prix du Public au Festival de Sundance en 2006 ainsi qu’un GLAAD Media Awards dans la catégorie film à distribution limitée en 2007.

L’été BD LGBT 1 bis – Les participations au concours Jeromeuh

Pardon pour le retard, la rentrée toussah². Petit rappel pour ceux qui débarquent : il s’agit des participations au concours pour gagner un exemplaire dédicacé des Petites Histoires Viriles du pédéblogueur Jeromeuh qui a l’humour juste et efficace. Voila, juste efficace quoi !

Le nombre de participants et donc de participations est très réduit. Tant mieux, la bataille n’en sera que plus acharnée et tant pis pour les autres !

Je les mets dans l’ordre de réception, aucun favoritisme.

Je rappelle que le jury est formé de Foxy (@foxybrown), Yaggeur qui a eu l’idée du concours et qui m’a fournie le prix, Judith de Yagg, de Jean-Paul Jennequin de l’association LGBT BD (partenaire de Yagg), de Jeromeuh himself et de votre humble serviteur (serveuse je trouve ça… Moche ?).

Les résultats seront dévoilés très bientôt, en gros quand le jury se sera mis d’accord (comme vous êtes pas nombreux les votes seront peut-être très serrés).

Adriyen (@adrienc)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christophe D. (@céline11)

Proposition 1 :

Proposition 2 :

Lady TornaV (@dm10127)

sylvainj (@sylvainj)

Proposition 1 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Proposition 2 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila, Jury, à vos votes !

PS : les illustrations sont évidemment la propriété de leur auteur respectif, merci de le respecter.
De plus les commentaires resteront clos jusqu’à décision finale du jury.

Round 2 !

Egalité entre Adriyenc et la 1ère proposition de Christophe D., on revote ! Comme lot de consolation Sylvainj a pu voter pour la dernière manche.

Nous avons un gagnant !

Finalement le jury a départagé nos 2 participants aux coudes à coudes. C’est Christophe D. et sa première participation qui remporte le lot.

Je tiens à remercier une dernière fois le jury et les participants du concours. J’espère que ceux qui n’ont pas gagné ne sont pas trop déçus et qu’ils ont pris plaisir à s’amuser avec nous.

J’ouvre les commentaires 🙂

L’été BD LGBT 1 bis – Gagnez un exemplaire dédicacé des Petites Histoires Viriles de Jeromeuh !!

La génèse

Suite à mon article-critique enthousiaste de la BD  Les Petites histoires viriles du pédé blogueur Jeromeuh, un Yaggeur, Foxy (@foxybrown), m’a contactée en m’expliquant qu’il avait un exemplaire qu’on pouvait faire gagner aux Yaggeurs. Nous avons donc décidé d’organiser ce concours.

J’ai donc pris contact avec Jeromeuh sur son blog et sur sa page FB, puis par mail après confirmation de sa participation au jeu. Je tiens donc à dire qu’en plus d’être talentueux et marrant, il est super sympa et disponible, et c’est assez rare pour le préciser !

J’ai aussi contacté Judith et Jean-Paul Jennequin de l’association LGBT BD qui ont accepté de faire eux-aussi partie du jury.

Le concours

Le prix : un exemplaire dédicacé par Jeromeuh, au nom souhaité par le gagnant

Les dates : à partir de maintenant jusqu’au dimanche 11 septembre, minuit.

Le jury : Jeromeuh, Judith, Jean-Paul Jennequin, Foxy et moi-même

Les règles : Le jeu est réservé aux personnes inscrites sur Yagg, merci de bien indiquer votre pseudo afin que je puisse vous contactez en cas de victoire.

Comment participer? Racontez-nous « une petite histoire virile » (interprétation libre, mesdemoiselles n’hésitez pas ! 😉 ) sous forme d’un strip BD d’une page, de quelques cases ou d’un texte illustré (image, dessin, photo, montage, …). Vous pouvez participer sur votre blog (merci de poster le lien dans les commentaires), dans les commentaires directement, sur le mur de Yagg (merci de mettre le lien vers votre activité dans les commentaires) ou par mail : draco_mania@hotmail.com (les blagues douteuses et autres chaines sont prohibées, merci xD).

Comment gagner? Soyez drôles ! La petite histoire virile qui nous fera le plus rire remportera la victoire.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas. A vos claviers/crayons !

Merci beaucoup à Jeromeuh, Jean-Paul Jennequin, Judith et bien sûr Foxy 🙂

L’été BD LGBT 2 – Le bleu de Julie Maroh

On ne présente plus Le bleu est une couleur chaude. Après un succès d’estime relayé par les sites et blogs LGBT, dont Yagg et son partenaire l’Association LGBT BD, et sa publication aux éditions Glénat, le Festival International de BD d’Angoulême et l’attribution du Prix du Public Fneuk-SNCF a achevé de consacrer la première BD de Julie Maroh comme la meilleure la seule et unique BD pas comique LGBT à se faire connaître du grand public et pas seulement de la communauté (enfin dans mon Panthéon personnel en tout cas).

Les origines

Julie Maroh, comme pas mal de BD ces derniers temps, c’est tout d’abord un blog : Les coeurs exacerbés. Mais contrairement à de nombreuses BD à ressort comique, point de strip humoristique quotidien et à chaque page. Ici, il y a un peu de tout, des notes persos, intimes, d’actu bédéistique, d’illus, des extraits, des histoires courtes, des réflexions. Donc, non, vous ne retrouverez pas l’intégrale du Bleu gratos sur son site.

Ici, on parle d’amour. Pourquoi, comment tombe-t-on amoureux, quels sont les difficultés que l’on rencontre, à quel point souffre-t-on quand c’est fini, et de nombreuses autres questions y cherchent des réponses sans pour autant les trouver.

Pourquoi tu pleures?

Le dessin est très beau (à l’image de la couverture, je veux dire, ça se pose-là quoi !), les couleurs à l’aquarelle touchantes et l’écriture ancrée dans le réel, hésitante mais servant parfaitement l’histoire. L’histoire justement, sera tragique. On le sait dès le départ. La première page en BD est un peu l’équivalent de la première phrase d’un roman. Elle doit accrocher, toucher, poser ce qui va suivre. Présenter les éléments clés du récit. Ici, l’élément clé du récit, c’est Emma. Même si, comme on le découvre quelques pages plus loin, c’est Clémentine qui raconte l’histoire. Mais Emma n’est-elle pas au centre du récit de Clém?

A travers les yeux de Clém, on découvre les premiers émois d’une adolescente. Premiers émois envers une personne de même sexe. A partir de là, elle sera confrontée plus ou moins à tous les obstacles que chacun d’entre-nous (oui, « chacun », parce que je crois que cet ouvrage s’adresse au mec, à la fille, à l’hétéro comme à l’homo, à nous comme à notre famille et à nos amis) aura eu à affronter un jour. L’amour, l’amitié, les discriminations, la mort d’un proche, l’avenir. Ne passez pas à côté !

BD grand format, « new style » à la couverture souple, genre « roman graphique » (pfff !), c’est un bel objet de 156 pages couleurs ou noir & blanc & bleu selon les séquences du récit. On la trouve partout, pour indication à la Fneuk à 14€99 (euh ouais euh 15€ quoi), « coup de coeur des vendeurs ». Ca me fait plaisir de voir les votes et avis des internautes très positifs (5 étoiles Messieurs, Dames !) et des achats complémentaires de qualité et pas seulement LGBT (même si on retrouve naturellement La P’tite Blan), puisque les acheteurs ont également acheté du Chabouté (c’est excellent si vous ne connaissez pas).

L’été BD LGBT 1 – Les petites histoires de Jeromeuh

Parce qu’il faut que je le prête à Piteur, et que c’est le plus frais dans ma mémoire, je vais commencer par vous parler des Petites Histoires Viriles de Jeromeuh.

On parle de quoi, là?

Jeromeuh c’est un mec qui ne savait pas quoi faire, et qui s’est lancé dans le blog BD comme ça, au culot ! Et ça marche plutôt fort. Du coup, même s’il s’agit clairement d’un pédébédéblog, ils sont pas fous chez Delcourt, ils l’ont publié, pour notre plus grand fou rire !

Préparez-vous à vous sentir ridicules !

J’ai eu la bêtise de le lire seule, en terrasse d’une de mes cantines habituelles vers Les Halles. Je peux vous dire que pouffer comme une adolescente qui verrait passer Robert Pattinson, c’est un peu la honte. Surtout que évidemment comme vous êtes en terrasse, les gens qui passent dans la rue pensent que vous foutez de leur gueule… Deux sketchs m’ont particulièrement fait rire. J’ai dû les lire en plusieurs fois pour ne pas franchement éclater de rire et achever de perdre toute crédibilité devant les serveurs. Un peu comme quand j’ai lu le dernier post de @LGabrielle et que j’étais au boulot quoi.

L’emballage

Cette BD fait partie de la nouvelle génération des BD Franco-Belges ! Fi du standard A4, 48 pages, couverture cartonnée. Nous avons affaire à un bouquin souple, qui se glisse facilement dans un sac. Ca tombe bien, c’est le genre de BD qu’on peut lire facilement dans les transports, bref, c’est pratique ! Et pis c’est joli, tout en couleur, même si l’illustration de la couverture ne m’a pas plus enthousiasmée que ça (en fait j’ai préféré celle de la 4ème de couverture… :S).  La petite bio et le petit mot de Jeromeuh en 2ème et 3ème de couverture sont sympatoches.

Les dessins en eux-mêmes sont sympa, colorés, gais, … C’est pas du grand art mais c’est la norme habituelle des blogs BD !

Ca plaira à qui?

C’est CA qui est génial, à mon sens, c’est le GROS point fort de cette BD. Ca plaira à tout le monde, sans exception ! Et beaucoup de monde peut s’y reconnaître (à part peut-être la famille – wesh wesh – peut représentée, Jeromeuh doit pas avoir d’histoires drôles à nous raconter là-dessus). Si tu es gay, si tu es FAP, si tu es hétéro ou bi, si tu es célib ou en couple, si tu aimes l’humour noir (car il y en a aussi !), cours vite acheter cette BD !!

On le trouve à 13€50 à la Fneuk (et euh partout, pas seulement là bien sûr). A l’époque où je l’ai acheté, il était mis en avant dans le rayon Humour, en « Coup de coeur ». 13€50 euh rien à dire, ça les vaut ! Je précise que Jeromeuh ne vit que de son blog/BD/illustrations presse, donc il faut le soutenir ! Quand c’est bien, je le dis, achetez-le, offrez-le à vos amis, vos frères et soeurs, compagnes et compagnons, papa et maman (bon euh ya UNE scène de « cul » alors euh c’est comme vous le sentez 😀 cace-dédi à @Stid et @Risah, je balance moa ! :D), tout-le-monde !

Un jeu pour gagner un exemplaire des Petites Histoires Viriles sera bientôt organisé avec l’aide de @Foxybrown 😉

Histoire de Red

En réponse à http://blogdelacommunaute.yagg.com/2011/07/13/histoires-de-pseudos/ : j’arrive après la guerre, mais mieux vaut tard que jamais 🙂
En fond sonore, je vous propose quelques titres de Zebda, un peu nostalgiques, ça va bien avec le fond de l’article (comme ça je serais p’tete pas la seule avec la larme à l’oeil, mais c’est peut-être un peu trop vous demander :D).

Red, c’est tout ce qu’il reste de mes anciens pseudos. Draco_Mania, Sang_Dragon, Red_Crystal, Kared, Infra_Red, Red_0313, bref, les pseudos changent et le Red reste :).

C’est à l’âge de 11 ans que le petit Red débarqua sur Internet. A l’époque, ses parents venaient d’avoir un PC de bureau gratis (merci le travail de Papa). A l’époque, les écrans n’étaient pas plats, c’était Windaube 95, les Unités Centrales étaient encore horizontales et en général placées sous l’écran. On était en 56 K à l’époque, le Minitel existait encore, on frémissait au son de la connexion aux lignes téléphoniques, on comptait les minutes quand on n’était pas en illimité. Et puis quand, enfin, on passait en 128 puis 512 K, on se moquait de ceux restés bloqués à l’arrière du peloton.

Avec le PC venait une suite de logiciels et jeux offerts. C’est là que le drame eût lieu, ma geekitude prend ses origines dans ce cadeau empoisonné. Je trouvai dans ce pack Age of Empire et Baldur’s Gate (sur DVD, un DVD vous imaginez ?!!). Après avoir maîtrisé AOE, comme on disait à l’époque, en long en large et en travers, j’eu vent du site Internet GOA.com. GOA… GOA sur lequel on pouvait jouer à une multitude de jeux en ligne grâce à leurs serveurs. Et gratuitement en plus. A l’époque, les développeurs/éditeurs ne possédaient pas leurs serveurs persos et GOA pouvait à loisir exploiter le filon du jeu en ligne. Ma première communauté virtuelle, mon premier réseau social. Nous avions des avatars, des pseudos, un chat par jeu sur lequel on pouvait rencontrer des joueurs avant d’entrer sur les serveurs disputer une partie (à dire vrai je parlais plus que je ne jouais…) et un chat privé sur lequel on pouvait parler avec nos « amis » (a contrario il existait aussi une black list). A cette époque, c’était draco_mania. Je ne sais plus si je me faisais déjà passer pour un garçon, ou si c’est venu plus tard.

Toujours est-il que sur les chats de GOA, on n’entendait parler que d’un truc, un truc en 3 lettres : T4C. The 4th Coming (L4P La 4ème Prophétie). On voyait ces mecs avec ces pseudos en MAITR_Pseudo. On leurs demandait d’où ils tenaient ces « titres », nous étions impressionnés. « C’est une guilde sur T4C ». T4C c’est le premier MMO(RP)G du monde. Un MMORPG (Massivement Multiplayer Online – Role Playing – Game) c’est, comme son nom l’indique, un jeu qui se joue en ligne et qui regroupe des milliers de personnes qui jouent sur un univers forcément virtuel qui évolue en temps réel, même si vous n’êtes pas connectés. Enfin quand je dis des milliers… A l’époque, les serveurs avaient une capacité max de 200 personnes, GOA en avait 6 puis 8, de mémoire, pour T4C. C’était entièrement gratuit. Les graphismes étaient moches au possible (telles les textures mer-papier-kraft-bleu-froissé) et les serveurs tellement blindés qu’on restait coincés sur la page de connexion à marteler la touche « Entrée » pendant de longues minutes avant de pouvoir jouer. Mais c’était bien foutu, y avait une vraie histoire, des events, beaucoup de respect entre les gens (avant que les kikoolol arrivent) et une vraie communauté. Et puis GOA s’est dit que quand même, ça leurs coûtait de l’argent mais surtout qu’ils pourraient en gagner beaucoup. Et ils ont développé DAoC (Dark Age of Camelot), et ils ont fermé les serveurs de T4C.

Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler, non, à mon arrivée sur T4C, je pris le pseudo de Red_Crystal. Et tout le monde m’appelait Red, naturellement (à part une fille qui m’appelait Crystal, elle s’appelait Calinou ou un truc comme ça…la honte…mais c’était mignon). A cette époque, je me faisais passer pour un mec. Je parlais au masculin tellement facilement sur Internet. Je m’inventais un perso finalement peu éloigné de qui j’étais IRL (In Real Life). J’avais les mêmes caractéristiques, mais au masculin. J’habitais au même endroit, avais le même âge et faisais la même chose qu’en vrai. Quand il a fallu se présenter, je ne pris pas le prénom masculin que mes parents m’auraient donné si j’étais né garçon, mais FRed, prénom dérivé de mon moi masculin qui m’allait mieux.

A l’époque, ça m’allait comme ça. Dans la vie quotidienne, j’étais une petite fille garçon manqué. J’avais les cheveux longs, toujours attachés en queue de cheval (parfois en tresse) mais je faisais le caïd, je jouais au foot, je me bagarrais, et je m’habillais en jogging en coton, je me déguisais en Lara Croft et Charly Chaplin au carnaval. (C’est à ce moment du récit que le narrateur se rend compte qu’il mélange un peu la fin primaire et le collège. Mais pour moi c’est un peu la même époque.) Ca m’allait comme ça, et je pensais, je croyais, que ça pourrait durer comme ça longtemps (un peu comme dans Tomboy finalement)…tout en sachant très bien que à cause de ça, jamais je ne pourrai rencontrer IRL les personnes que je rencontrais sur GOA. Ces personnes que jamais je n’aurais cru devenir si proches un jour. Ces personnes à qui j’ai menti parce que ça me semblait être bien comme ça, que de toute façon je n’allai jamais les rencontrer et devenir vraiment amie avec eux, donc tout allait bien. En parallèle de cette « vie » que je menais sur Internet, je tombai amoureuse pour la première fois, d’un garçon, le caïd du collège évidemment, je n’étais plus amie avec que des mecs, je ne jouais pratiquement plus au foot et j’étais devenue moins agressive (il y a des bonnes choses !), je faisais aussi un effort vestimentaire et m’habillais de manière un peu moins masculine (et mieux de manière générale xD).

A cette époque j’avais 11 ans. Je rencontrai mon meilleur ami sur T4C, Kahlerian. On l’appelait Kahl.

C’est l’époque où je rencontrai Yoko. Elle s’appelait Yoko_62.

To be continued…

La BD sort du Zoo !

On entend régulièrement parler de la BD LGBT sur Yagg grâce à leur partenariat avec l’association LGBT BD. Mais avec une audience plus large, c’est le magazine gratuit Zoo, « magazine culturel sur la BD et les arts visuels », qui y consacre un dossier et qui l’annonce sur sa couverture du n°32 daté de mai-juin 2011. C’est à la Fneuk que je l’ai trouvé, mais ce magazine est aussi diffusé à Virgen ou dans d’autres boutiques du même genre. Donc quand je parle d’audience large, je déconne pas !

« La BD sort du placard »

Rendez-vous donc p.12 pour lire tranquillement les 4 pages consacrées à ce dossier (quand même ! On ne se moque pas de nous !).

Parlons un peu du dossier d’abord. On y apprend qu’il a été réalisé à l’occasion d’Angoulême et du Prix du public gagné par Le Bleu est une couleur chaude, que votre serviteur vous recommande très chaudement, justement. Prévoyez quand même un paquet de mouchoirs. Le dossier prend aussi place dans le cadre de la saison des gay pride, décrites un peu rapidement comme des « festivités homosexuelles ». Sigh. Bref, passons.

Culture, Histoire, Humour

Pour résumer, et parce que je n’ai pas envie de répéter ce qui est dit et que je l’ai lu il y a quelques temps déjà, j’y ai appris beaucoup de choses. De ma lecture, j’ai découvert une histoire de la BD LGBT qui remonte aux années 80 (bon ça m’étonne pas tant que ça) et qui, bien que peu riche en terme de quantité, comprend une variété impressionnante de « spécimens » et de références qui savent refléter la diversité-même de notre communauté. Sans compter l’internationalité de la chose. On voit aussi l’évolution du phénomène qui, si je caricature un peu, commença par des dessins et séries humoristiques, masculines et parfois produites par des hétéros qui, aidés par la libération des mœurs de l’époque commencèrent à explorer d’autres contrées artistiques. Peu à peu, les histoires deviennent plus sages, plus intimes, plus graves parfois. Et les femmes s’y mettent.

Ce que j’aime bien dans ce dossier c’est le travail de recherche qui a été accompli, le côté un peu « j’y connais rien mais tavu je me suis bien renseigné », ça fait vraiment plaisir. Ce dossier n’a pas été torché entre la pause de 10h et le déjeuner. La diversité de ce qui y est traité aussi, on y parle des séries à succès comme des indés, des trucs un peu dirons-nous « superficiels » comme les persos lesbiens fantasmes hétéros et des problématiques qui nous touchent plus intimement (homoparentalité, première attirances homosexuelles, etc.).

Les références qu’on connaît et qu’on aime bien : Jean-Paul Jennequin, « auteur, traducteur, journaliste, éditeur et président de l’association LGBT BD », Julie Maroh (Le Bleu est une couleur chaude) bien sûr et Galou et Blan, nos comiques révoltés.

BD Franco-Belge vs. US Comics

La BD LGBT c’est pas encore ça en France ! Et pourtant on a des auteurs. Le problème c’est que tout est trop clivé, ya les BD pour les hétéros, les BD pour les homos, les BD pour les jeunes, celles pour les vieux… D’après le dossier de Zoo, aux USA, on essaie de toucher un max de personnes ave UN produit. Du coup dans les comics, on retrouve souvent pleeein de persos, et dans ces persos, un maximum de diversité. On retrouve cette diversité dans les séries télé d’ailleurs. Mais aux Etats-Unis, tout n’est pas rose non plus, et pour plus de détails, je vous invite à lire l’encadré « Super-héros et homosexualité – Gay comics » et toute la 2ème page (/!\ oh putain, oh putain, en plus ya le baiser entre Apollo et Midnighter, un peu niais mais super mignon/!\).

On regrette un peu l’absence d’encart sur les manga, ben du coup ça vous motiveras à aller lire le blog de ma collègue @Akaimenousagi !

Et moi, là-dedans, qu’est-ce que je viens faire ?

Je m’engage à lire chaque BD sélectionnée dans les 2 dernières pages du dossier, soit 9 dont un manga (YES ! En plus c’est la première BD LGBT que j’ai lue – « Woot-Woot » \o/). J’en ai déjà lu 3, donc j’espère ne pas trop trainer pour vous livrer mes critiques. Ca vous donnera des idées de lectures pour l’été !

Teaser des critiques à venir :
Number 1 is Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh
Siguiendo con Les Petites histoires viriles de Jeromeuh
And to finish (enfin avec les 3 premiers que j’ai déjà lu quoi)… Love my life de Ebine Yamaji

PS : Toutes les images sont (c) de leurs auteurs, bien entendu (si ya besoin je les retire)