Archives de catégorie : Jeux

Mes critiques de jeux vidéo, je les ai aimés, je vous les conseille.

Le jeu du vendredi : Don’t Starve

On organise une petite teuf dans les bois, tu viens?
On organise une petite teuf dans les bois, tu viens?

On m’avait pourtant prévenue : « tu ne vas plus pouvoir t’arrêter de jouer, tu verras, tu y passeras tes journées, et puis tes nuits aussi ! » (plus ou moins selon Canard PC, qui disent beaucoup de conneries sexistes mais qui ont bon goût pour les jeux).

Evidemment c’est le genre d’annonces qui donnent plus envie qu’autre chose. Et ce que j’avais vu et lu sur ce jeu a achevé de me convaincre.

Une ambiance particulière

Comment vous expliquer ça ? L’ambiance (à la Tim Burton) semble datée, absurde, glauque, il y a tout simplement quelque chose de malsain qui se dégage de ce jeu. Les graphismes sont pourtant choupis, très bien dessinés, mais le trait un peu acéré et les proportions tordues vous plongent rapidement dans un mélange de nostalgie et d’insécurité. La musique, au premier abord entrainante, se fait quelque peu grinçante et inquiétante. Vous serez bientôt sur le qui-vive au moindre bruit suspect, que vous vous surprendrez à guetter. Les « voix » des persos et de certains objets ou monstres sont joués par des instruments à vent, c’est particulier et très joli. Et puis vous vous sentirez seul. Très seul. Tout le temps.

Zoom sur mon perso du moment et son "compagnon" Chester.
Zoom sur mon perso du moment et son « compagnon » Chester.

La mort dont vous êtes le héros

Le scénario brille… par son absence, mais pour une fois, ce n’est pas un défaut ! Vous vous réveillez dans une forêt, dans un monde que vous ne connaissez pas (ou que vous avez oublié ?). Un homme en costume vous trouve un peu pâle et vous conseille de manger pour ne pas mourir de faim, puis disparaît dans une petite explosion « pouf ! ». Vous cherchez donc à manger, et votre personnage vous conseille de vous faire un feu pour la nuit. A part quelques remarques de-ci de-là, ne vous attendez pas à une quelconque aide de jeu. Vous êtes seul, démerdez-vous ! Je vous déconseille très fortement de vous spoiler le jeu au début, un des plaisirs réside dans la découverte. Mais, il faut bien l’avouer, pour survivre plus de 10 jours il vous faudra un guide, celui des 30 premiers jours du susnommé Canard PC, votre meuf ou un wiki (anglais bien pourvu ou français plus compréhensible, ce blog français pour l’intermédiaire). Mais vraiment ne vous gâchez pas la découverte.

Cela conduit, deuxième avertissement, à des successions de morts stupides parce que vous n’avez pas été assez prudents. Parfois, je regrette de ne pas avoir tenu un journal de bord. Ça aurait donné un truc dans le genre :

Jour-1 : En rade de bois, je n’ai pas pu faire de feu et je me suis fait attaquer dans la chaleur de la nuit (le mal n’est pas toujours puni…).

Jour-2 : J’ai attaqué une abeille. Mauvaise idée.

Jour-5 : Plus assez à manger.

Jour-9 : AAAH MAIS C’EST QUOI CES TRUUUCS, mais lâchez-moaaa !

Jour-10 : Rah merde j’ai incendié mes cultures ! (true story)

Jour-11 : Un éclair a foudroyé les cultures que je venais de replanter ! (true story)

Jour-18 : Winter is coming et j’ai rien prévu pour rester au chaud.

Jour-43 : J’ai survécu à mon premier hiver \o/ OH MERDE C’EST QUOI CE TRUC ENORME ??? (attaque d’un boss, la partie où j’ai dû faire 3 fois mes plantations, non mais j’ai vraiment pas eu de chance là xD)

Les chien-loups (hounds), des amours, ils vous courent après partout où vous allez <3 Excellent pour l'exercice !
Les chien-loups (hounds), des amours, ils vous courent après partout où vous allez. Parfait pour l’exercice !

Bien sûr il s’agit ici d’une compile de plusieurs parties (et il y en a eu de nombreuses autres). Très Nombreuses. Au moins une pour tester chaque personnage, au nombre de neuf (dont deux qui sont difficiles à débloquer). Chacun a sa personnalité, certains en ont plusieurs (uhuh), son histoire et son gameplay. Certes, c’est un monde bien blanc, mais un perso sur deux est une femme. Les femmes ne sont pas sexualisées et je n’ai pas rencontré de problématique sexiste.

Wendy et un mystérieux fantôme (no spoil !)
Wendy et un mystérieux fantôme (no spoil !)

Durée de vieS

Comment un jeu où on passe son temps à crever ou à avoir peur de crever peut-il être si agréable à jouer ? Comment peut-on avoir envie de faire une nouvelle partie après être mort connement J-34 alors qu’on avait un super campement de la mort-qui-tue, de la bouffe pour 3 semaines et un oiseau en cage ?

Je pourrais vous dire que c’est l’envie de mieux faire, la persévérance, l’envie d’en découvrir plus, etc. Oui, certes. Mais tout ça, ce serait juste insuffisant si le monde dans lequel vous jouez n’était pas généré aléatoirement. Vous repartez chaque fois de zéro en vous disant « cette fois-ci, je construis un paratonnerre ! », en vous demandant sur quelle bête vous allez tomber, et quels « environnements spéciaux » vous allez croiser (un des trucs que j’adore dans ce jeu : des squelettes d’anciens aventuriers et leurs dernières possessions, ou des constructions abandonnées…).

Oh tiens, une touchstone, quel édifice étrange. A quoi peut-il bien servir? Une seule manière de le savoir...
Oh tiens, une touchstone, quel édifice étrange. A quoi peut-il bien servir? Une seule manière de le savoir…

Pour quel joueur ?

J’imagine qu’à parler survie, monstre, hardcore gaming, toussah, je fais peur à tout le monde, sauf aux masos comme moi.

Alors je vais reprendre depuis le début. Don’t starve, ça peut plaire à tout le monde. C’est un Sims, avec un seul perso et le risque de mourir, mais tu crées ton chez toi, tu l’aménages, tu décides des activités de la journée, tu prévois celles du lendemain, ce que tu vas faire cet hiver, etc. C’est un bac à sable, l’artisanat y est très présent. C’est un jeu d’action, il y a des boss, plein de monstres et de ressources à looter (ramasser après leur mort). C’est un jeu hardcore, mais il ne requière pas de compétences particulière en jeu vidéo, pas besoin de savoir viser, conduire une voiture à fond, avoir un bon sens du rythme : il faut juste savoir se servir de la souris. Il y a quelques moments de stress quand votre vie est en danger, mais rien d’insurmontable. Après discussion avec des personnes peut-être plus objectives que moi sur ce jeu, sachez que si vous êtes lapinophobe (blague soufflée par @Keela, je balance), ou que vous aimez pouvoir sauvegarder et ne pas tout perdre, passez votre chemin. Mais je le répète, l’envie de faire mieux est plus forte que la frustration.

Don’t starve n’est pas cher, je pense qu’il tourne sur à peu près tous les ordinateurs pas trop vieux (sur mon netbook ça marche bien sauf quand il chauffe vraiment trop). Les développeurs font des mises à jour régulièrement pour ajouter du contenu gratuitement. J’ai cru voir une VF (patch français). Et il me semble qu’il existe une démo si vous voulez essayer.

Non en fait, le seul problème de ce jeu, c’est qu’il faut du temps. Beaucoup de temps.

 

 

Carton et petits cubes en bois 1

A quoi reconnaît-on un jeu de plateau?

A son plateau (ah bah !)  en carton qu’on replie pour le ranger dans sa boite ou à ses cartes, souvent colorées et originales, rarement classiques (avec les 4 couleurs et les têtes). Parfois les 2, mes préférées <3. Et le top du top c’est quand il y a des petits cubes en bois de couleurs \o/. Surtout, un jeu de plateau doit être bien illustré, il doit être joli, c’est très important.

On m’a dit la semaine dernière, reprise de mon activité hebdomadaire à la Maison des Jeux de Clermont-Ferrand, qu’on pouvait aisément séparer les jeux en 2 catégories. Je ne me souviens plus de tout mais en gros il y avait « les allemands, et les autres ».

Le jeu de plateau allemand c’est tout ce qu’on vient de dire plus haut + le décompte des points de victoire sur le contour du plateau + des tuiles de cartons (en plus des cartes et du plateau, oui oui oui !) + des autres trucs en bois, des machins qui peuvent représenter des points de victoires, des personnages, des pépites d’or, des ressources, de la matière première, des billets ou des pièces en carton (encore du carton, pas très écolo toussah !), etc. Bref. Les jeux allemands, c’est la fête ! Evidemment ce sont les plus complexes, tu passes parfois plus de temps à expliquer la règle que de jouer la partie et tu as mille façon de gagner. Bon après le mécanisme c’est souvent le même, quand t’en as joué quelques uns, tu comprends assez facilement les autres, mais le plaisir de la découverte est le même :).

Les autres jeux et bien, ce sont ceux où y a pas tout ça, c’est moins complexe, mais on s’éclate tout autant.

Alors Prof Lolo, à quoi as-tu joué hier soir?

Hier soir, je dois dire que j’ai bien cru finir bourrée, sociabilisée (alors que les gens du club, je les connais pas si bien), la peau du ventre bien tendu, mais ennuyée à mourir à écouter des blablas qui m’intéressaient pas et après avoir joué à un seul jeu. Un seul jeu ! En une soirée ! Caca !!

Finalement après un verre de Clairette de Die (je crois, enfin c’était un truc dans le genre), j’ai pu tester 7 Wonders.

7 Wonders

Aaaah en voila un jeu où il y a tout ou presque ! D’ailleurs fallait voir leur tête quand ils ont su qu’on était 2 à avoir jamais joué. Finalement Hélène, elle s’appelle Hélène nous a tout bien expliqué. Je vais pas entrer dans les détails, je vais vous expliquer ce qui fait que ce jeu sort de l’ordinaire, ses points forts et ses points faibles.

On y joue entre 2 et 7 joueurs, évidemment, chacun ayant pour but de construire sa merveille en gravissant jusqu’à 3 ou 4 étages et en engrangeant autant de points de victoire au passage que possible. Pas de plateau commun, mais une tuile de carton représentant sa propre merveille devant soi. C’est cette tuile qui va vous aider à déterminer votre stratégie (dans ce genre de jeu, s’éparpiller n’est jamais souhaitable, il vaut mieux viser 2 ou 3 stratégies max), chaque étage vous donnant soit des points de victoires direct (dans ce cas ils demandent plus de ressources), soit des avantages pour vous aider à gagner des points dans d’autres stratégies (la guerre, le nombre de cartes qu’on a devant soit, les thunes, la science, etc.).

Un des trucs originaux, c’est qu’il y a 3 phases de jeu, auxquelles on joue avec 3 paquets de cartes différents. A la première phase il y aura plein de matière première (argile, pierre, parchemin, tissu, etc.), beaucoup moins à la seconde, plus du tout à la 3ème, à laquelle apparaissent les carte guildes (qui vous font gagner sous et points), plus de cartes sciences (qui combinées donnent des points aussi), et des cartes guerre plus méchantes (qui font gagner aussi plus de points au fur et à mesure de l’avancée dans les phases). A chaque phase, on commence avec un paquet d’autant de cartes que nous sommes de joueurs. Là on était 7 joueurs, hop, 7 cartes en main. A chaque tour, on prend une carte dans sa main, on la joue, et on passe les cartes qu’il nous reste à un de nos voisins (le sens de jeu dépend de la phase :P). C’est super stratégique, on ne peut en choisir qu’une, et après on ne reverra jamais plus ces cartes. De même, si vous laissez une carte de guerre très puissante à votre voisin, vous prenez le risque qu’il attaque, car dans ce jeu, tout est affaire de voisinage…

Ce qu’il y a d’à la fois bien et pas bien, c’est qu’on joue essentiellement tout seul et avec ses voisins, qui vont coopérer avec vous contre leur gré. Il faut sans cesse jeter des coups d’oeil à gauche et à droite, Hélène, elle s’appelle Hélène a déjà 3 cartes de guerre devant elle, cartes qui attaquent les voisins directs, il faudrait peut-être se protéger un peu? Et Jean-Duke le pompier n’a pas d’argile, et Hélène, elle s’appelle Hélène non plus ! Pourtant il m’en faut pour construire cet étage de ma merveille dont j’ai absolument besoin pour développer ma stratégie, et je ne peux choper de ressources que chez mes voisins ou dans les premières phases de jeu… Mmh j’ai le choix entre 2 guildes, l’une me donne un point de victoire pour chaque carte jaune devant mes voisins et moi-même, Jean-Duke en a plein, je vais prendre celle-là.

Du coup, on ne sait pratiquement pas ce que font les autres joueurs, on s’en tamponne un peu, c’est un peu perso comme jeu, on essaie de faire au mieux avec ce qu’on a et ce qu’on les voisins, tout en se méfiant de leur stratégie guerrière. C’est riche, mais un peu perso. Après la longue explication de tout ça, les parties sont elles assez courtes (y a que 3 phases, avec un nombre de tours égal au nombre de joueurs, bon, vous voyez le genre…).

Ensuite j’ai enchaîné avec un jeu que j’a-dore : Pandémie !

Pandémie

Un jeu, c’est quand même beaucoup une affaire de goût. Faut voir le temps qu’on met à en choisir un pour que tout le monde soit content. Moi j’ai un p’tit faible pour les jeux en coop, assez rares. Et les jeux avec un univers et une ambiance qui me plaît, évidemment. Alors quand il s’agit d’un jeu où il faut lutter contre une pandémie mondiale, j’aime !

Vous êtes, un rôle. Vous êtes médecin, chercheur, scientifique… Grâce à votre métier, vous avez des compétences exceptionnelles et complémentaires. Devant vous un plateau, le Monde. Monde qui sera bientôt recouvert de plein de petits cubes de couleurs rouge, jaune, noir ou bleu, selon la maladie, si vous ne faites rien. Le sida, le paludisme, la peste, le H1N1, bref, c’est le bordel, on a 4 grosses épidémies mondiales, une pandémie.

Un tour de jeu, c’est 4 actions par joueurs. Figurez-vous que c’est pas beaucoup, surtout quand on se dit qu’un déplacement d’une ville à l’autre compte déjà pour une action. A la fin de chaque tour, on pioche 2 cartes propagation, au début du moins. Et hop, un petit cube en plus sur les 2 villes dont on vient de tirer la carte… Sauf que à plus de 3 cubes sur une ville, c’est l’éclosion. Chaque ville reliée par un trait rouge à la ville qui a subit l’éclosion se prend alors un cube en plus. On peut rapidement se faire dépasser et subir des éclosions en chaîne. Il n’y a pas 36 mille manières de gagner contre ces épidémies, il faut trouver les vaccins. Pour se faire, un joueur doit réunir 5 cartes de la même couleur et se rendre sur une station de recherche. Le souci, c’est qu’une maladie continue de se répandre jusqu’à extermination complète (plus aucun cube de sa couleur sur le plateau)… On perd, vite, ça peut aller très, très vite, si on subit 8 éclosions, si tous les cubes d’une couleur (donc d’une maladie, je le rappelle) ont été posés sur le plateau ou s’il n’y a plus de cartes dans la pioche joueurs. Et encore, si c’était que ça, ça irait…

Les cartes pandémie. Celles-là, elles sont vicieuses ! Elles se cachent dans les cartes joueurs, les cartes qui nous permettent de nous rendre sur les villes en un claquement de doigts, et de faire des vaccins en en réunissant suffisamment. Sauf que réparties dans ces cartes, la pandémie veille. A la fin du tour, quand le joueur pioche 2 cartes, si une carte pandémie est trouvée, une suite d’évènement se déclenche, et c’est le drame. Avancez la vitesse de propagation, bientôt vous ne piocherez plus 2 cartes propagation, mais 3, puis 4… Tirez une nouvelle carte propagation du dessous de la pile (donc une nouvelle ville infectée !) et puis, selon la carte pandémie, l’avancée dans le jeu, l’effet sera de plus en plus violent. Bon, le gros problème de la pandémie, c’est surtout ça : vous voyez toutes les cartes propagation piochées? Les villes déjà infectées? Mélangez-les, et placez-les à nouveau sur le dessus de la pile de carte propagation. Oui, oui, elles vont tomber à nouveau…éclosioooons…

Bon, c’est un jeu moins complexe dans les règles que le précédent. Mais il demande aux joueurs une coopération très très efficace. Il faut savoir réagir rapidement, faire la part entre  les situations urgentes et les situations graves ou importantes. C’est un jeu très original dans sa façon d’être joué, j’aime vraiment bien, c’est toujours avec enthousiasme que j’accepte quand on me le propose :). En plus le packaging est super sympa, avec des boites de pétri pour mettre les p’tits cubes et tout, ça me rappelle de bons souvenirs de bio quand on faisait joujou avec des bactéries :).

Après un échec cuisant (une grosse branlée, par un jeu, ça fait mal), on a décidé qu’on allait faire une pause dans la coop.

Dice Town

Hello cowboys and cowgirls ! Révisez-vos combinaisons de Poker, ressortez vos dés pipés (enfin non, ils sont fournis quand même, faut pas déconner !), et surtout affûtez votre chance. En guise de plateau centrale, nous avons Dice Town. En main, nous avons 5 dés, et des Dollars car je m’appelle Solaar. Les dés ne sont pas ordinaires, en faces, nous avons  le roi de coeur rouge, la dame verte, le valet bleu, le 10 de coeur et le 9 de euh pique ou trèfle, bref, un noir.  Lancez les dés, rien ne va plus, selon votre stratégie (la meilleur combinaison étant évidemment celle qui rapporte le plus, mais le plus d’une des faces, c’est bien aussi), gardez des dés vous coûtera un dollar par dés supplémentaire (en gardez un ou relancez le tout étant gratos). Si un joueur est content de lui (il y a de forte chances qu’il ait une bête de combi…), il dit stop, les autres relancent encore une fois s’ils veulent.

Ensuite on se répartit dans la ville. Si un joueur a le plus de 9, il a les pépites (autant que de dés), une pépite = 1 point de victoire. Le plus de 10 remporte les dollars (quand on paie pour garder des dés on les met à la banque, un joueur pourra dévaliser la banque au tour suivant, 2$ = 1 point de victoire). Le plus de valet remporte des cartes actions. Le plus de dames peut voler une carte action à un joueur. Le plus de rois est le shérif, il départage les égalités en se faisant graisser la patte et remporte 5 points de victoire à la fin du jeu. La meilleure combinaison remporte un territoire avec des points de victoire, s’il a des as dans la combi, il gagne des territoires en plus. Et puis si des joueurs n’ont rien eu, il y a le bad luck, mais là encore il faut avoir certaines cartes, et ça donne quelques pouvoirs intéressants, comme de protéger ses cartes des vols, remporter des sous ou des pépites, etc. Le dés Indiens rajoute un peu de piment au jeu (on peut l’avoir en laissant un territoire qu’on vient de gagner aux Indiens, en échange on jette le dés, et on a un pouvoir particulier, comme rejeter le dés d’un adversaire ou changer la face d’un de ses propres dés).

C’est un jeu un peu détente hein, c’est quand même pas aussi compliqué que les précédents. C’était sympa, j’aime bien y jouer, mais j’ai moins de plaisir que dans les jeux plus prise de tête 😛 . On compte beaucoup sur la chance, même si on peut choisir quelques stratégies… Parfois un terrain ne vaut pas grand chose, il vaut mieux empocher des dollars, assez important dans ce jeu. Ne pas pouvoir garder tous ses dés quand on a un carré, c’est rageant.

Après ce jeu détente, on a retenté la coop. Bah c’était pas bien beau non plus…

Ghost Stories

4 joueurs, vous êtes des moines taoistes, dans un petit village de 9 tuiles. Sur chacune vit un habitant avec des pouvoirs particuliers. Au 4 abords du village, 4 tuiles de couleurs sur lesquelles 3 emplacements par où arrivent…les fantômes !

Le buts du jeu c’est d’éviter qu’ils deviennent trop envahissants, parce qu’une fois qu’ils hantent une tuile, qu’ils l’enchantent, on perd son pouvoir. A 3 tuiles, on perd. On a aussi des points de vie, les Qi, si on les perd, on meurt (mais on peut en regagner). Pour gagner, il faut parvenir à tuer l’incarnation de Wu-Feng, fantôme qui apparaît 10 cartes avant la fin de la pile de fantômes, avant de les piocher toutes (les 10 dernières cartes…). Enfin. Faudrait déjà survivre jusque là…

Pour les tuer, on a 3 dés avec des couleurs (jaune, rouge, bleu, vert et noir, comme les fantômes, et blanc, qui compte pour la couleur de notre choix). Les fantômes on entre 1 et 4 points de vie d’une seule couleur, je pense que vous avez compris. Pour vous aidez, il ya les petits pouvoirs des villageois, vos propres pouvoirs et surtout les jetons tao, d’une couleur, qui se rajoutent aux dés si besoin.

A chaque tour, le joueur pioche un fantôme et le fait arriver sur la tuile de la couleur correspondante. Ce fantôme a des pouvoirs particuliers, dans le rang des emmerdants, il peut faire venir un autre fantôme (donc quand on a la malchance pendant tout le jeu comme moi, ça arrive à tous les coups…), être maudit (ooh le dés de malédiction, c’est 3 fois rien, à chaque tour on le jette et on peut perdre un Qi, tous ses jetons tao, ou je sais plus quel autre emmerdement maximal. Ou rien. Moi évidemment j’avais que des emmerdes.), vous privez de vos pouvoirs perso, d’un dés, etc. Autant vous dire que comme à Pandémie, on peut se sentir bien, jusqu’à ce que tout explose d’un coup.

On a fini par perdre brillamment. Comme pandémie, il faut bien réfléchir tous ensemble, sur plusieurs tours, se servir des pouvoirs complémentaires, et éviter de se laisser dépasser. J’ai vraiment bien aimé. En plus l’univers est sympa, les fantômes sont classes, le jeu est bien illustré et il y a des petites figurines représentant les fantômes :).

Bon, ça vous a plu? Si vous avez des critiques, n’hésitez pas. Je détaille trop peut-être? Si ça vous plait, je peux essayer de vous faire une chronique toutes les semaines :).

Histoire de Red

En réponse à http://blogdelacommunaute.yagg.com/2011/07/13/histoires-de-pseudos/ : j’arrive après la guerre, mais mieux vaut tard que jamais 🙂
En fond sonore, je vous propose quelques titres de Zebda, un peu nostalgiques, ça va bien avec le fond de l’article (comme ça je serais p’tete pas la seule avec la larme à l’oeil, mais c’est peut-être un peu trop vous demander :D).

Red, c’est tout ce qu’il reste de mes anciens pseudos. Draco_Mania, Sang_Dragon, Red_Crystal, Kared, Infra_Red, Red_0313, bref, les pseudos changent et le Red reste :).

C’est à l’âge de 11 ans que le petit Red débarqua sur Internet. A l’époque, ses parents venaient d’avoir un PC de bureau gratis (merci le travail de Papa). A l’époque, les écrans n’étaient pas plats, c’était Windaube 95, les Unités Centrales étaient encore horizontales et en général placées sous l’écran. On était en 56 K à l’époque, le Minitel existait encore, on frémissait au son de la connexion aux lignes téléphoniques, on comptait les minutes quand on n’était pas en illimité. Et puis quand, enfin, on passait en 128 puis 512 K, on se moquait de ceux restés bloqués à l’arrière du peloton.

Avec le PC venait une suite de logiciels et jeux offerts. C’est là que le drame eût lieu, ma geekitude prend ses origines dans ce cadeau empoisonné. Je trouvai dans ce pack Age of Empire et Baldur’s Gate (sur DVD, un DVD vous imaginez ?!!). Après avoir maîtrisé AOE, comme on disait à l’époque, en long en large et en travers, j’eu vent du site Internet GOA.com. GOA… GOA sur lequel on pouvait jouer à une multitude de jeux en ligne grâce à leurs serveurs. Et gratuitement en plus. A l’époque, les développeurs/éditeurs ne possédaient pas leurs serveurs persos et GOA pouvait à loisir exploiter le filon du jeu en ligne. Ma première communauté virtuelle, mon premier réseau social. Nous avions des avatars, des pseudos, un chat par jeu sur lequel on pouvait rencontrer des joueurs avant d’entrer sur les serveurs disputer une partie (à dire vrai je parlais plus que je ne jouais…) et un chat privé sur lequel on pouvait parler avec nos « amis » (a contrario il existait aussi une black list). A cette époque, c’était draco_mania. Je ne sais plus si je me faisais déjà passer pour un garçon, ou si c’est venu plus tard.

Toujours est-il que sur les chats de GOA, on n’entendait parler que d’un truc, un truc en 3 lettres : T4C. The 4th Coming (L4P La 4ème Prophétie). On voyait ces mecs avec ces pseudos en MAITR_Pseudo. On leurs demandait d’où ils tenaient ces « titres », nous étions impressionnés. « C’est une guilde sur T4C ». T4C c’est le premier MMO(RP)G du monde. Un MMORPG (Massivement Multiplayer Online – Role Playing – Game) c’est, comme son nom l’indique, un jeu qui se joue en ligne et qui regroupe des milliers de personnes qui jouent sur un univers forcément virtuel qui évolue en temps réel, même si vous n’êtes pas connectés. Enfin quand je dis des milliers… A l’époque, les serveurs avaient une capacité max de 200 personnes, GOA en avait 6 puis 8, de mémoire, pour T4C. C’était entièrement gratuit. Les graphismes étaient moches au possible (telles les textures mer-papier-kraft-bleu-froissé) et les serveurs tellement blindés qu’on restait coincés sur la page de connexion à marteler la touche « Entrée » pendant de longues minutes avant de pouvoir jouer. Mais c’était bien foutu, y avait une vraie histoire, des events, beaucoup de respect entre les gens (avant que les kikoolol arrivent) et une vraie communauté. Et puis GOA s’est dit que quand même, ça leurs coûtait de l’argent mais surtout qu’ils pourraient en gagner beaucoup. Et ils ont développé DAoC (Dark Age of Camelot), et ils ont fermé les serveurs de T4C.

Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler, non, à mon arrivée sur T4C, je pris le pseudo de Red_Crystal. Et tout le monde m’appelait Red, naturellement (à part une fille qui m’appelait Crystal, elle s’appelait Calinou ou un truc comme ça…la honte…mais c’était mignon). A cette époque, je me faisais passer pour un mec. Je parlais au masculin tellement facilement sur Internet. Je m’inventais un perso finalement peu éloigné de qui j’étais IRL (In Real Life). J’avais les mêmes caractéristiques, mais au masculin. J’habitais au même endroit, avais le même âge et faisais la même chose qu’en vrai. Quand il a fallu se présenter, je ne pris pas le prénom masculin que mes parents m’auraient donné si j’étais né garçon, mais FRed, prénom dérivé de mon moi masculin qui m’allait mieux.

A l’époque, ça m’allait comme ça. Dans la vie quotidienne, j’étais une petite fille garçon manqué. J’avais les cheveux longs, toujours attachés en queue de cheval (parfois en tresse) mais je faisais le caïd, je jouais au foot, je me bagarrais, et je m’habillais en jogging en coton, je me déguisais en Lara Croft et Charly Chaplin au carnaval. (C’est à ce moment du récit que le narrateur se rend compte qu’il mélange un peu la fin primaire et le collège. Mais pour moi c’est un peu la même époque.) Ca m’allait comme ça, et je pensais, je croyais, que ça pourrait durer comme ça longtemps (un peu comme dans Tomboy finalement)…tout en sachant très bien que à cause de ça, jamais je ne pourrai rencontrer IRL les personnes que je rencontrais sur GOA. Ces personnes que jamais je n’aurais cru devenir si proches un jour. Ces personnes à qui j’ai menti parce que ça me semblait être bien comme ça, que de toute façon je n’allai jamais les rencontrer et devenir vraiment amie avec eux, donc tout allait bien. En parallèle de cette « vie » que je menais sur Internet, je tombai amoureuse pour la première fois, d’un garçon, le caïd du collège évidemment, je n’étais plus amie avec que des mecs, je ne jouais pratiquement plus au foot et j’étais devenue moins agressive (il y a des bonnes choses !), je faisais aussi un effort vestimentaire et m’habillais de manière un peu moins masculine (et mieux de manière générale xD).

A cette époque j’avais 11 ans. Je rencontrai mon meilleur ami sur T4C, Kahlerian. On l’appelait Kahl.

C’est l’époque où je rencontrai Yoko. Elle s’appelait Yoko_62.

To be continued…

Max Payne, PS2

En ce moment je joue à un vieeeux jeu : Max Payne sur PS2.


Il s’agit d’un TPS (jeu de tir à la 3ème personne) de 2001 (oui, 9 ans, c’est vieeux pour un jeu !) qui vous met dans la peau de Max Payne. Vous êtes un flic qui a infiltré la Mafia new-yorkaise sous couverture à la suite du meurtre de sa femme et de son enfant il y a quelques années. Pour se venger il est bien décidé à coincer les dealeurs de Valkyr, la drogue en vogue dans l’histoire et dont le logo a été tagué chez lui. Problème : au moment où vous êtes censé retrouver un des 2 flics qui vous savent en couverture, il se fait tuer, et on vous accuse…

Le jeu est doté d’un bon scénar’ à la hauteur d’un bon film américain sur la Mafia. Les graphismes sont pas trop moches pour un jeu PC de 2001 qui a subi un portage sur PS2. Portage plus que correct d’ailleurs, performance méritant d’être précisée, c’est quand même rarement le cas. 😀

Je suis moche. Mais c'est pas ma faute, j'ai été développé en 2001...

Mais surtout les développeurs ont parsemé ce jeu de plein de bonnes idées qui font la différence. Qui font que oui, en 2011, alors que j’ai à disposition des jeux bien plus récents et une PS3, je joue à un vieux jeu avec plaisir.

Déjà, il est hyper immersif. Oui, oui, HYPER (n’en déplaise à mon correcteur orthographique). Le scénario, les cinématiques sous forme de BD (2 ans avant XIII le jeu !), l’humour (aaah flinguer un mafieux juste au moment où une pute lui fait une gatterie et le voir s’enfuir le pantalon baissé :D), la haute interaction avec le décor, l’ambiance froide et neigeuse d’un New-York en hiver, on s’y croirait ! J’aurais presque un peu froid en jouant. 😀

Il semblerait qu'il s'agisse de photos retouchées pour donner un effet gouache-BD. Le rendu est franchement pas mal.

Quand je parle d’interaction avec le décor, vous pouvez TOUT faire, allumer et éteindre les télés, les radios, ouvrir et fermer robinets et douches, tirer les chasses d’eau, ouvrir tous les placards et tiroirs qui ne sont pas fermés, etc. – bon d’accord, ça ne sert pas à grand chose, mais osef, c’est pour l’immersion. On se souvient d’un Half-Life dans le même genre. A la différence que le décor est peut-être moins…cassable? Mais on peut quand même exploser pas mal de trucs. 😀

Et puis surtout Max Payne est un des premiers jeux à importer le Bullet Time du ciné au jeu vidéo (Matriiiix, le jeu c’est de la merde cela dit…). Et il est vraiment bien exploité ! Du coup vous pouvez mettre en place des stratégies du style balancer un cocktail molotov en entrant dans une pièce et hop ! se retourner en bullet time pour tirer sur des adversaires à l’autre bout de la pièce. Les tracés des balles et les effets de ralentis lorsque vous achevez un ennemi sont pas mal du tout et augmentent encore l’immersion, on se croirait encore plus dans Scarface. 😀

Dans la Mafia, on lave son linge sale en famille, et on sait bien que la Mafia est une grande famille. D'où les 4 machines à laver.
Le Bullet Time c'est cool. Tu voles, tu tires, tout le monde est ralenti sauf toi. De la bullet quoi...
Les Experts Manhattan vont avoir du boulot. Surtout la balistique.

Pour finir je placerai juste un p’tit mot sur les habituels objets pour se soigner qu’on trouve dans tout TPS (ou FPS – jeu de tir à la 1ère personne). Ici les éternelles trousses à pharmacie et autres kits de secours sont remplacés par des antalgiques qui baissent la douleur du personnage et le soignent. Du coup on a l’impression l’espace d’un instant d’être Dr. House. 😀

Bref, quand on sait qu’on le trouve en occas’ à moins de 5€, je ne saurais que trop vous le conseiller. 🙂

MàJ : Mon dieu, j’ai oublié de parler de l’ambiance sonore et musicale ! Comme dans un bon film d’horreur, la bande son d’un jeu ou d’un film est primordiale et les développeurs l’ont bien compris. Cris, discussions, aboiements, trafic, sirènes de flic, tout est là !
Et puis un autre truc sympa : on suit la progression des flics en regardant les JT sur les télés qu’on croise dans le jeu.
Petit bémol : on ne peut pas passer les cinématiques et quand on refait la même scène 103 fois c’est euh lassant…

MàJ : Koopa.fr vient lui aussi de publier une critique rétro de Max Payne PS2 en en disant tout le bien qu’il en pense.