Archives de catégorie : « Prof Lolo raconte-moi une histoire »

Des bières et des bigouines – Concours Happy Beer Time !

Une petite mousse ! La bière fait partie de notre culture. Si, c’est comme ça, si tu es une fille qui aime les filles, tu es *obligée* d’aimer la bière, sinon t’es pas une vraie.

Bon maintenant que ça c’est posé, Prof Lolo a testé pour toi la bière artisanale, depuis un bon moment maintenant. Je suis tombée dans la bouteille quand j’ai bossé dans une cave à bière à Paris (je ne citerais aucun nom, enfin vous pouvez me demander, je vous répondrai). Ca fait un petit moment que je voulais vous partager mes découvertes, ayons l’alcool social, c’est moins triste !

Retrouvez donc des rapides critiques et notes sur Untappd (merci @keela) : https://untappd.com/user/Red0313
Je n’ai guère le temps de faire des articles détaillés pour chacune. Vous voyez bien l’activité intense de mon blog…

Je voudrais aussi vous faire découvrir ce site très sympa sur l’actu de la bière artisanale, avec des reviews plus détaillées : Happy Beer Time
Ils font aussi des super concours, j’en ai gagné un, ça fait bien plaisir.

Cadeaaau

Et comme je suis sympa et que c’est un peu le but de cet article, je vous préviens qu’il y a un nouveau concours de HBT qui vous permet de gagner 15€ de bières (3 bouteilles max) sur le site Beer City.

Bonne chance, au plaisir de déguster une brune avec vous un de ces jours !

A mes chevaliers blancs

Vendredi, déchaînement des anti-mariage. Comme @GoldenM, tractage, stickage et affichage massif dans ma fac, mais aussi dans « mes villes », Versailles et Saint-Quentin.
Mais cette fois-ci, j’ai aussi vu mes amis associatifs et syndicalistes (faut-il que je précise le syndicat étudiant en question?) se mobiliser encore plus massivement contre eux. Ils ont sillonné Saint-Quentin, en quelques heures, il ne restait plus de sticker, ni d’affiche.
Quant au tractage, ils ont tout simplement trollé les haineux, les empêchant de distribuer leurs déchets. Ils se sont également fait passer pour des alliés, venus distribuer eux-aussi des flyers. Puis, ils les balançaient ostensiblement à la poubelle, en les traitant d’homophobes et de fachos.
Enfin, un mec est sorti de la BU, furax. Il est allé s’acheter une canette de coca, pour la déverser sur la tête, les vêtements et les tracts de la chefthaine des tracteurs qui tenait le piquet devant la BU, avec pancarte, que mes potes ont pétée.

Cet article, je l’écris un peu pour témoigner, pour redonner un peu d’espoir à mes amis blessés. Je l’écris aussi pour remercier mes amis et collègues associatifs, ainsi que les étudiants engagés politiquement pour une société meilleure, plus égalitaire. Enfin je l’écris pour leur rendre un maigre hommage. Je n’ai pas forcément le temps de faire pareil qu’eux, mais surtout, je n’ai pas le courage, le culot pour le faire. La résistance civile, c’est quelque chose que j’apprends, peu à peu. J’ai commencé à me forger une conscience, j’ai beaucoup appris, maintenant je pense agir.

Un jour, je serai comme eux, et elle : http://dariamarx.com/2013/03/21/contre-la-loi-taubira/

Réponse à M. Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France

Le contexte

Alors que je partageais sur Facebook le lien vers l’article de Yagg sur le livre du mariagepourtous.info qui répond aux arguments des opposants à celui-ci, une connaissance de primaire-collège vint commenter en postant à son tour un lien vers un article du Grand Rabbin de France, M. Gilles Bernheim, sobrement intitulé « Mariage homosexuel [sic], homoparentalité et adoption : Ce que l’on oublie souvent de dire. » Heureusement qu’il est là donc. Ce vieil ami me précise alors qu’il est désolé de ne pas formuler une réponse lui-même, mais qu' »[il] ne [saurait] mieux dire » [sic].

Vous me connaissez, depuis quelques mois, je suis extrêmement fatiguée et touchée par ces polémiques et « débats » stériles, avec des « arguments » qui n’en sont pas, ou sont tout du moins faibles et ne tiennent pas debout. A dire vrai, je fuis toute discussion où je risque de me prendre la tête. Ca tombe bien, mes proches sont pour la plupart très compréhensifs. J’ai dû cependant sortir en vitesse du cours d’Anglais où la prof qui est un peu con-con avait eu la bonne idée d’aborder ce thème là pour une discussion en classe. Figurez-vous qu’elle n’était même pas contre le mariage, mais contre l’adoption, et – d’où le « con-con » – même pas pour des raisons que j’aurais pu considérer comme discutables genre « l’intérêt supérieur de l’enfant » et autres conneries, mais, pire, pour des raisons relevant de la psychologie de comptoir. Au moment où elle a sorti « Mais vous vous rendez compte, deux hommes avec une petite fille, et le lien biologique avec la mère?! », et puis « ils ne sauraient pas comment faire ! », je me suis dit que c’en était assez, je suis partie du cours, sans rien prendre sur moi autre que mon smartphone, en sautant par dessus les tables parce que j’étais coincée entre le mur et ma voisine, et en disant que je n’en pouvais plus, que je ne le supportais plus, et que je revenais dans 10 min, le temps de les laisser finir.

Ce n’était même pas de la colère ou de la tristesse, mais plutôt une espère de claustrophobie, j’étouffais, j’étais oppressée. Je voulais qu’on arrête de me parler de ça. De donner des avis sur moi, mon couple, et ma capacité à fonder une famille ou à élever un mioche. Si au moins c’était des arguments intelligents. Mais non, ce sont pour la plupart des conneries sexistes et hétérocentrées/normées.

Alors qu’a-t-il pu me pousser, cette fois-ci, à sortir de mon retranchement entre-les-miens, à cette isolation communautaire, dans laquelle j’étais à peu près bien? Je ne discutais plus de ces sujets, qu’avec des gens plus ou moins d’accord avec moi, et qui acceptaient que j’en parle. Certes, de temps en temps, on me ramenait sur Terre, parfois un peu brutalement (merci Twitter).

Et bien mon « pote » m’a dit que c’était « honnête intellectuellement ». Comme c’est assez long, je vous laisse lire l’introduction, et vous faire une idée de l’honnêteté intellectuelle dont il s’agit là (ahah).

Au début, j’ai voulu faire ça bien, en honneur à notre amical passé, au fait que je le considérrrrrais comme intelligent (je ne sais pas si c’est toujours le cas…), et au fait que ça semblait discutable et qu’il semblait lui-même ouvert à la discussion. J’ai donc passé un temps infini à lire et écrire sur des pages Word ce que j’en pensais, en essayant de ne pas trop être ironique ou affectif, d’être structurée (la STRUCTUUURRRRR ! hem, pardon, la fatigue) et d’argumenter. Finalement, comme je lui dis plus tard, ça commençait à être vraiment trop douloureux mentalement, trop long pour mon temps libre, et trop énervant (que voulez-vous répondre à des arguments *vides*?!). Donc j’ai arrêté de lire à la moitié, j’ai lu en diagonal la fin et j’ai donné sur FB, en message privé où nous avions poursuivi la conversation, une réponse un peu plus courte, donc évidemment moins argumentée que ce que je voulais faire initialement. Mais ma réponse me contente, et je crois, pour mon bien-être, que c’est le principal.

Ma réponse, copiée-collée telle quelle (les fautes en moins)

Bon j’en suis à la moitié. Ecoute, ça me fait beaucoup de mal, ça me prend beaucoup de temps, parce que j’essaie de te répondre en lisant, et de le faire bien, de manière sérieuse et tout. Mais ça me fait vraiment beaucoup de mal. Je ne suis pas d’accord avec toi (allons, ce n’est pas grave, nous ne sommes pas si proches et ce n’est ni une perte pour toi, ni pour moi, j’ai la chance d’avoir des proches qui sont plus compréhensifs). J’accepte de te perdre de vue, si c’est en ces choses-là que tu crois, et je pense que c’est réciproque. Je t’explique pourquoi j’arrête de lire ci-après.

Ce n’est qu’un ramassis de fantasmes (des mots qui se substitueraient à d’autres, des complots, des lobbys qui cherchent à faire entrer je ne sais quoi dans les moeurs de notre beau pays), de fausses vérités assénées (la généalogie n’est pas naturelle ni biologique, elle est sociale et culturelle et la société change, nulle démonstration anthropologiquement correcte là-dedans, et je ne parle même pas de la psychologie de comptoir).

Ce monsieur, sous couvert d’être aimable, m’insulte et insulte mon « couple » comme il dit si bien, ainsi que ma « famille » si d’aventure je souhaitais en créer une, sans parler de tous mes amis qui selon lui ne seraient pas vraiment « parents » et leurs enfant qui ne seraient pas bien structurés, les pauvres chéri-choux.

Je suis vraiment désolée de ne pas avoir tenue jusqu’au bout, j’ai essayé pourtant. Mais manifestement ce monsieur croit en des choses dur comme fer. Oui, la femme et l’homme sont manifestement sexuellement différents, ils seraient stupide de dire le contraire. Oui, biologiquement, il faut un homme et une femme pour se reproduire (je dirais plutôt un gamète mâle et un gamète femelle), et en ça je veux bien qu’on parle de complémentarité (sans oublier qu’il n’y a pas d’autre solution qu’une femme pour porter le fétus). Mais je me sens moi-même toute seule très complète, merci, et mon « couple » (ahah) n’a nul besoin d’homme pour être complet, merci aussi.

Contrairement à ce qu’on nous assène, notre désir (ou pas) d’enfant n’est pas plus égoïste que celui des couples de personnes de sexes différents. Nous ne souhaitons pas un enfant. Nous souhaitons élever un gamin pour qu’il soit le mieux possible.

La généalogie, la filiation, créations purement sociales et qui changent selon les sociétés auxquelles on s’intéresse et les époques, la structuration, etc. ce n’est pas compliqué pour l’enfant, il s’adapte, comme il s’adapte à des familles monoparentales, recomposées, adopté ou pas (je rappelle, contrairement à ce que dit ce monsieur, qu’on peut adopter en étant célibataire, elle est où sa complémentarité à deux balles, et le besoin de l’enfant de se réconcilier avec la femme-mère qui l’abandonne et autres conneries?). Du moment qu’on l’aime et qu’on lui explique d’où il vient, pas de quoi le déboussoler.

J’ai lu vite fait en diagonale jusqu’à la fin. Ce qui l’horripile, et je veux bien en discuter avec toi, c’est la remise en question de la différentiation des genres. Pour t’expliquer en 3 mots les études du genre (qu’on appelle « gender studies » en anglais, pour faire peur, ça vient des USA alors c’est mâââl, ça inquiète les gentils Français) – bien que je ne sois pas spécialiste : il y a le sexe anatomique (homme et femme, et tout un éventail entre eux, dont intersexué, moi je suis une femme), le genre (qui est ce à quoi s’identifie la personne, encore une fois homme, femme ou entre les deux, je m’identifie plutôt femme), les deux peuvent être différents, on parle, il me semble, de dissonance, ce qu’on appelle être transexuel (on est transgenre, plus large, lorsque le genre auquel on s’identifie est différent de celui qui nous a été assigné à la naissance, en général son sexe), et enfin, l’expression de genre (masculin et féminin, entre les deux on peut parler d’androgynie par exemple, moi je suis plutôt androgyne physiquement, avec une attitude plutôt masculine). Cela n’a, et j’insiste, absolument aucun rapport avec l’orientation sexuelle. A part qu’un trans, lorsqu’il change de genre ou de sexe peut effectivement ne pas appeler pareil son orientation sexuelle (logique) et passer par exemple d’hétéro à gay. Ce sont des études scientifiques et non pas une « théorie » qu’on aurait sortie du chapeau.

Dans les recherches qui sont faites, on regarde ce qui est inné et ce qui est acquis, ce qui est naturel et biologique, et ce qui est social et culturel. On ne remet pas en cause, comme tu peux le voir, le fait qu’il y a des différences objectives entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, si on niait la différence entre les sexes, pourquoi ne serions-nous pas tous bisexuels?!

Petite précision sur le terme « queer » qui veut effectivement dire « bizarre » en anglais. Il s’agit d’une réappropriation d’une insulte, de notre part, afin qu’elle perde de son caractère insultant. De même, entre-nous, il arrive fréquemment qu’on s’appelle « pédé » ou « gouine ». Venant d’une personne que je ne connais pas, je le prendrais mal, mais de mes amis « queer », justement, c’est positif.

Ah oui, que je n’oublie pas de répondre sur le mariage comme institution et la protection juridique. La symbolique du mariage, nous ne voulons pas la supprimer, c’est justement pour cela que nous – moi en tout cas – nous battons pour pouvoir nous marier. Et non pas seulement nous unir ou nous pacser. Oui, la législation et les décisions juridiques vont de plus en plus vers les nouvelles formes de familles, mais c’est très lent, et pendant ce temps de nombreuses familles (certes, pas majoritaires, mais je ne vois aucune raison d’être laissés pour compte, pas plus que les Noirs qui étaient eux-aussi minoritaires) sont dans l’incapacité de donner un cadre juridique qui les protège. Certes, des juges autorisent parfois la délégation de l’autorité, mais c’est au bon vouloir du juge, on a beau dire, la justice n’est pas *si* objective que cela, surtout en absence de législation, tu en conviendras…
Une petite infographie sur le genre et la sexualité : http://dwam.tumblr.com/post/39467430176/odeurdesaintete-by-asexual-not-a-sexual-a
Si tu veux d’autres liens, je peux t’en trouver. Mais clairement, si tu es très accroché au concept de différentiation et complémentarité des sexes, ça va être dur de discuter
Bonne nuit !

PS rien que pour vous

Encore une fois je ne suis pas spécialiste, cette réponse est loin d’être complète et parfaite, et il peut y avoir des erreurs sur des sujets que je suis loin de maitriser (transidentitié, études du genre, juridique…), malgré ma lecture assidue de Yagg et des blogs.

Je souhaitais rajouter un lien vers un article de blog de Mme Duru-Bellat, sociologue, que j’ai lu aujourd’hui et qui parlait très bien des études du genre, mais le lien est inaccessible pour le moment. Il aurait apporté des précisions à mes maigres connaissances sur le sujet.

Si je partage cette réponse avec vous, c’est pour compatir la douleur que l’article du Rabbin m’a procurée, et pour que ça serve, un peu. Pour aussi témoigner de ce nouvel affront qui nous est fait, pour que nous n’oublions pas que parmi nos malfaiteurs, il y avait aussi M. Gilles Bernheim.

J’aimerais aussi vous remercier, juste parce que vous m’informez, vous me faites rire, vous existez, vous vous battez pour moi et parfois à mes côtés quand je vous rejoins. Merci les amis !

Et maintenant au lit, bonne nuit !

Nah, No WriMo, NaNoReaMo !

Vous écrivez? Pas assez balaise :
Et bien ! Lisez maintenant.

La Femme Fontaine

Passons cette blague de mauvais goût, vous comprenez pourquoi il vaut mieux que je n’écrive pas. Et puis je n’ai vraiment pas le temps. J’ai trop de choses à lire pour mes cours. Comment, dès lors, réparer ma frustration de ne pouvoir me mesurer au NaNoWriMo? Pour celles et ceux qui ont vécu dans une grotte ces derniers mois ou auraient le mauvais goût de ne pas suivre l’excellent blog de @Keela, Le Dix De Trêfle, il s’agit d’un défi national – dans notre monde de réseaux sociaux en ligne, y a-t-il encore des événements nationaux? – qui consiste à écrire 50 000 mots en novembre.

Si je dois lire pour mes cours, autant chercher à lire le plus possible, et quoi de mieux qu’un challenge amical pour se motiver? Un rapide coup d’oeil sur Google m’a confirmé que je n’étais pas la seule à m’être lancée dans un NaNoReaMo (Rea pour Reading, tout bêtement). Contrairement à son grand frère, vous ne trouverez pas de communauté officielle, avec un site officiel, mais plutôt des blogs épars, et en anglais. D’ailleurs certains font le NaNoReaMo en août, mais je trouve ça dommage de ne pas le faire en même temps que nos homologues écrivains – et puis août, c’est loin. J’imagine que je devrais lire des romans, de plus de 150 pages, si je veux reprendre les mêmes consignes que j’ai pu lire. Mais je ne vais pas faire comme ça, parce que mes lectures de cours contiennent beaucoup d’articles scientifiques – et puis je fais ce que je veux.

50 000 mots, c’est considérable, même pour celles et ceux qui écrivent régulièrement. Je dirais quasi-impossible. Alors pour rester dans la même veine, mon défi, à moi, sera de lire 5000 pages. Mes premières lectures sont les suivantes :

– Finir de lire au moins les deux premiers chapitres de Governing the commons de Elinor Ostrom (39 pages, et en anglais SVP – je vous avais prévenu qu’il y aurait des lectures passionnantes)
– Ravage de Barjavel (311 pages)
– Finir Mes amis, mes amours de Marc Levy (148 pages, merci @Prose…)
– Des docs de cours (voir détails plus bas)
– En attendant que je récupère Marc Levy, j’ai commencé la trilogie Troie de David Gemmell, c’est de la fantasy historique, j’ai les bouquins en VF et magnifiques grands formats (448+452+479=1379 pages en tout, de quoi booster mon compteur). J’adore David Gemmell, et j’ai ces bouquins depuis 4 ans (l’anniversaire de mes 20 ans ^^) dans ma pile de livres à lire, une bonne chose donc !
– Le projet de roman de @Keela, qu’elle avance pour le NaNo (voir plus bas aussi)
– A suivre… (en fonction de mes envies, plutôt des bouquins faciles à lire – je ne suis pas folle non plus)

Je m’interdis les BDs, quand même.

Cet article sera mis à jour en fonction de mon avancement – et de mon temps libre.
On connaît déjà quelques personnes qui font le NaNoWriMo, mais si des gens veulent participer avec moi à un NaNoReaMo, faites-vous connaître, plus on est, mieux on se soutiendra !

MàJ :
– J’ai fini Lovecraft avant le début du mois 🙂
– J’ai fini Ravage ! Je vais devoir en faire une éco-critique pour mon cours d’Histoire de l’Environnement maintenant…(donc certainement en relire des passages mais ça ne comptera pas ! ^^) Pour ceux que ça intéresse, je vous expliquerais 😉 J’avance ridiculement lentement, pourtant je lis presque dès que je peux (ok, parfois, les 2 stations de trains entre chez moi et la fac, je lis pas…), j’ai l’espoir que quand je lirai des livres plus faciles d’accès, ça ira plus vite, et peut-être rattraperais-je mon retard? 🙂 Vous en êtes où vous?
– Manifeste de l’Histoire de l’Environnement (2 pages – oui, je compte *tout*)
– Habitats, migrations et prédations : analyse écocritique de La héronnière de Lise Tremblay, par Denise Paré (19 pages)
– 33 pages du projet de Keela
– J’ai fini le premier tome de Troie, une dernière bataille grandiose qui m’a tenue éveillée toute la nuit (oui oui je me suis couchée à 5h du mat’, merci…) et des vrais morceaux de féminisme et d’amours saphiques dedans ! (il y a même du dramagouine !) J’aime encore plus cet auteur, paix à son âme :'(
– The early history of modern ecological economics, par Inge Ropke (22 pages)

Blog Action Day 2012

Tous les ans depuis 2007, le Blog Action Day incite les bloggeurs du monde entier à blogger sur un seul et même thème, un thème unique, un thème qui dépasse les différences culturelles, linguistiques, un thème pour les amener tous, et dans les Internets les lier. [ndlr : je viens de relire la BD adaptée de Bilbo le Hobbit, alors je suis un peu dans Tolkien]
Ce jour est aujourd’hui.

Cette année, le thème est « Power of We ». Alors on va un peu parler de choses sérieuses, mais ne partez pas tout de suite, c’est important. C’est un peu loin de nous, mais vous savez certainement que dans certains pays du Sud, des banques et des investisseurs privés rachètent des terrains pour les exploiter. On parle d’« accaparement des terres ». Ils le font sans consultation et sans respect pour les populations locales. Celles-ci vivent en général dans des conditions très précaires, notamment au niveau de l’alimentation. L’agriculture vivrière, quand elle existe, est bien souvent insuffisante. Mais si en plus ces investisseurs exportent toutes les denrées cultivées sur le marché international, cela prive d’autant plus la population locale de cette nourriture. C’est un peu schématique, mais je ne veux pas vous noyer d’information, et je ne suis pas une spécialiste. Je tiens juste à vous informer un peu et à attirer votre attention là-dessus. Admettez que ça soulage de parler un peu d’autre chose que du « mariage gay ».

Si cela vous intéresse, je vous laisse vous renseigner sur le site d’Oxfam ou plus généralement sur Internet. #GoogleEstVotreAmi

Une petite vidéo vaut parfois plus que des mots :

Comme vous l’avez sans doute vu si vous avez regardé la vidéo, ou si vous êtes allés sur le site d’Oxfam, vous pouvez signer la lettre adressée à la Banque Mondiale qui finance ces transactions : signez ici, et partagez cette info au plus grand nombre. Nous l’avons déjà vu dans nos combats pour l’égalité des droits, une grande mobilisation internationale peut faire changer les choses, je pense notamment au mouvement All Out. C’est notre pouvoir, the Power of We. [ici, sortez les violons]


[la chanson est belle mais l’histoire n’a aucun rapport – à part que ça se passe en Afrique – et le film est magnifique, à voir !]

Ca me rase.

Une fois de plus, Prof Lolo se coupe les cheveux en quatre et vous explique pourquoi se raser les cheveux, comment et surtout quoi faire pour l’assumer. Je m’adresse essentiellement aux filles, en général pour un garçon c’est plus habituel, l’article est donc au féminin, même si les garçons peuvent être intéressés aussi par certaines parties.

Pour quelles raisons vouloir perdre ses cheveux?

Bien que légitime, c’est une question stupide, il y a plein de bonnes raisons de se raser la tête, en voici quelques unes :

– Avec le dérèglement climatique, nous n’avons plus, en France, d’été conventionnel. Oubliez les deux mois de chaleur ponctués de quelques orages réguliers et des habituels incendies dans le sud. Il fait moche, frais, gris, et puis quand, pour deux petites semaines, il se décide enfin à faire beau, c’est une canicule. Adopter une coupe aérée vous permettra de sortir en gardant la tête froide.

– C’est à la mode ! Même si certaines célébrités l’affichent depuis quelques années déjà, ou que c’est une coupe appréciée depuis bien longtemps dans le Marais, ce n’est que depuis que Rihanna, à la suite de P!nk (dites-moi si je dis des baytises) a osé l’arborer que d’autres chanteuses ont suivi, avec une plus ou moins grande réussite (on y reviendra)…

Ahahah, tous ces gens qui me copient !

– Célébrez un nouveau départ dans votre vie. Dans de nombreux récits initiatiques, il est courant que le jeune qui devient adulte se coupe les cheveux ou se rase. Je pense notamment à cette scène de Princesse Mononoke qui m’a marquée, lorsque le Prince Ashitaka coupe son chignon quand il part de son village. Je n’ai pas vraiment d’explication, est-ce symbolique, est-ce pour partir la tête plus légère, est-ce une manière de laisser une part de soi, ses problèmes, une tranche de son passé en arrière, pour avancer vers l’avant? Est-ce pour avoir un meilleur aérodynamisme pour avancer plus vite?

Before…
… After. Bon en fait on sait bien qu’il a fait ça pour draguer.

– Tout comme la précédente raison, c’est une manière à peu de frais et d’investissement de vivre sa rébellion rebelle ou de se faire remarquer. Devenir ce que nous sommes (Nietzsche, merci du peu), faire sa rebelle ou se faire remarquer peut aussi passer par un tatouage ou un piercing. Mais le caractère définitif peut en rebuter certaines alors que les cheveux, ça repousse !

– « Because I’m hot like that, bitch ! » (certainement ce que P!nk a dit juste après s’être rasée les cheveux)

– La meilleure et première raison c’est quand même de se faire plaisir, et de le faire si l’on a envie, tout simplement !

Comment se raser?

Je vais vous la faire courte (ah-ah), on peut tenter la tondeuse/rasoir et le faire toute seule, ou bien si vous êtes une fétichiste des cheveux, aller chez le coiffeur-mon-Dieu-mon-idole-l-homme-de-ma-vie. On peut tenter la boule à Z, ou juste tondre les côtés et la nuque, coupe qu’on voit plus souvent.

Un petit conseil toutefois, et je remercie @cat pour l’idée : si vous le faites toute seule, n’oubliez pas de vérifier la hauteur du sabot de la tondeuse…(on sent le vécu !)

Comment assumer sa nouvelle coupe?

Il faut s’assurer de certaines choses, et pour cela, je vais continuer en questions/réponses plus précises.

Ok, je me suis rasée/tondue la tête, maintenant, comment éviter de passer pour…?

On évitera de rabattre ses cheveux en arrière avec du gel, pour éviter de ressembler à ça :

Pour me sentir moins affreuse de mettre Hitler sur mon blog, j’ai décidé d’en mettre une caricature gay parce que c’est Trop Drôle, voila, ça me fait triper. Pardon hein.

On évitera aussi de porter des vêtements noirs ou marrons et surtout kakis…

L’autre chose à éviter, c’est la choucroute sur la tête, et, Miley Cyrus, tu sais comme je t’admire, mais là, Vraiment, fallait pas.

Ce qui est formidable, c’est que d’où que l’on la regarde, c’est Moche.

Pour se faire, si vous avez gardé les cheveux trop longs pour vous faire une crête à la P!nk et bien ne les ramenez pas tous en touffe sur le dessus. Si vous voulez vraiment montrer au monde comment vous êtes trop rebelle/in/belle, dégagez un côté de votre crâne, ça suffira.

Pour éviter de ressembler à un wesh-rebelle-des-cités-tavu, ne vous sentez pas obligées de faire des petits dessins sur la partie rasée.

wesh wesh tavu?!

Le pire étant de vouloir être trop rebelle, anticonformiste, genre « moi je fais jamais les choses comme tout le monde, je ne me rase pas les côtés mais le dessus ! ». Ce conseil s’applique aussi avec les dessins et signes : en creux, c’est mieux !

Britney : « Oops, I did it wrong ! »

Pour éviter de ressembler à un punk-à-chien, il vous suffira de prendre une douche régulièrement et d’adopter un caniche.

 Si comme moi vous êtes encore chez papa-maman, comment faire passer la pilule?

En faisant de l’humour (mais si, avec certains parents ça passe), exemple de blagues testées et approuvées (?) :
« Ohla tavu le vent dehors? Une bourrasque et FROUT ! (c) plus de cheveux ! »
« Avec cette allergie, j’ai éternué un peu trop fort et voila ! »
« Ouais, en fait j’t’ai pas dit, j’ai pris ma carte de membre au FN. »

En relativisant, en montrant que noooon, pas du touuuut, ce n’est pas un coup de tête, et que vous savez que vous faites :
« Non mais ça repouuuusseuuuh ! »
« Mais siiii, d’ici la rentrée dans une semaine, ça se verra même plus ! »
« D’ici les partiels, les profs auront oublié… »
« Mais nooon, je fais pas ça pour me faire remarquer, j’avais juste envie… »
« Bon, de toute façon, hein, je vais pas faire ça tous les mois hein ah-ah. Pas du tout. D’ailleurs je sais bien que ça me va pas du tout. »
« Quitte à essayer, mieux vaut que ce soit maintenant et pas quand je vais chercher un stage/un boulot. / C’est pas à 30 ans que je pourrai le faire hein ! / Si je le fais pas, je vais peut-être le regretter TOUTE MA VIE ! »

Pour finir, le pire du pire que j’ai trouvé en écrivant cet article, c’est ceci :

Bonjour, j’ai 14 ans et demi, je fais à moitié emo, à moitié amatrice de dubstep, à moitié wesh, à moitié pouf (le duckface.) et je ne sais pas compter.

Pour finir, je m’étonne que certaines personnes en fassent un drame (à commencer par moi). Qu’est-ce que ça peut faire aux gens qu’on se rase/tonde la tête? I mean, ça repousse, ça peut être plus ou moins joli, mais pas de quoi fouetter un chat ! On dirait, parfois, qu’on tente de renverser l’ordre mondial en se rasant la tête. C’est comme les modifications corporelles quoi. En quoi ça concerne les gens? Pourquoi se permettent-ils de juger ce qu’on fait de nos corps? Trouver ça plus ou moins joli, aimer plus ou moins, ok. Mais juger?! Dire que c’est n’importe quoi ou que ce n’est pas correct?
Hey les gens, c’est une *coupe de cheveux* quoi !

PS : comme d’habitude cet article contient beaucoup de déconne, certes, je trouve certaines coupes plus moches que d’autres, mais au final, rasez-vous comme vous voulez 🙂

Carton et petits cubes en bois 1

A quoi reconnaît-on un jeu de plateau?

A son plateau (ah bah !)  en carton qu’on replie pour le ranger dans sa boite ou à ses cartes, souvent colorées et originales, rarement classiques (avec les 4 couleurs et les têtes). Parfois les 2, mes préférées <3. Et le top du top c’est quand il y a des petits cubes en bois de couleurs \o/. Surtout, un jeu de plateau doit être bien illustré, il doit être joli, c’est très important.

On m’a dit la semaine dernière, reprise de mon activité hebdomadaire à la Maison des Jeux de Clermont-Ferrand, qu’on pouvait aisément séparer les jeux en 2 catégories. Je ne me souviens plus de tout mais en gros il y avait « les allemands, et les autres ».

Le jeu de plateau allemand c’est tout ce qu’on vient de dire plus haut + le décompte des points de victoire sur le contour du plateau + des tuiles de cartons (en plus des cartes et du plateau, oui oui oui !) + des autres trucs en bois, des machins qui peuvent représenter des points de victoires, des personnages, des pépites d’or, des ressources, de la matière première, des billets ou des pièces en carton (encore du carton, pas très écolo toussah !), etc. Bref. Les jeux allemands, c’est la fête ! Evidemment ce sont les plus complexes, tu passes parfois plus de temps à expliquer la règle que de jouer la partie et tu as mille façon de gagner. Bon après le mécanisme c’est souvent le même, quand t’en as joué quelques uns, tu comprends assez facilement les autres, mais le plaisir de la découverte est le même :).

Les autres jeux et bien, ce sont ceux où y a pas tout ça, c’est moins complexe, mais on s’éclate tout autant.

Alors Prof Lolo, à quoi as-tu joué hier soir?

Hier soir, je dois dire que j’ai bien cru finir bourrée, sociabilisée (alors que les gens du club, je les connais pas si bien), la peau du ventre bien tendu, mais ennuyée à mourir à écouter des blablas qui m’intéressaient pas et après avoir joué à un seul jeu. Un seul jeu ! En une soirée ! Caca !!

Finalement après un verre de Clairette de Die (je crois, enfin c’était un truc dans le genre), j’ai pu tester 7 Wonders.

7 Wonders

Aaaah en voila un jeu où il y a tout ou presque ! D’ailleurs fallait voir leur tête quand ils ont su qu’on était 2 à avoir jamais joué. Finalement Hélène, elle s’appelle Hélène nous a tout bien expliqué. Je vais pas entrer dans les détails, je vais vous expliquer ce qui fait que ce jeu sort de l’ordinaire, ses points forts et ses points faibles.

On y joue entre 2 et 7 joueurs, évidemment, chacun ayant pour but de construire sa merveille en gravissant jusqu’à 3 ou 4 étages et en engrangeant autant de points de victoire au passage que possible. Pas de plateau commun, mais une tuile de carton représentant sa propre merveille devant soi. C’est cette tuile qui va vous aider à déterminer votre stratégie (dans ce genre de jeu, s’éparpiller n’est jamais souhaitable, il vaut mieux viser 2 ou 3 stratégies max), chaque étage vous donnant soit des points de victoires direct (dans ce cas ils demandent plus de ressources), soit des avantages pour vous aider à gagner des points dans d’autres stratégies (la guerre, le nombre de cartes qu’on a devant soit, les thunes, la science, etc.).

Un des trucs originaux, c’est qu’il y a 3 phases de jeu, auxquelles on joue avec 3 paquets de cartes différents. A la première phase il y aura plein de matière première (argile, pierre, parchemin, tissu, etc.), beaucoup moins à la seconde, plus du tout à la 3ème, à laquelle apparaissent les carte guildes (qui vous font gagner sous et points), plus de cartes sciences (qui combinées donnent des points aussi), et des cartes guerre plus méchantes (qui font gagner aussi plus de points au fur et à mesure de l’avancée dans les phases). A chaque phase, on commence avec un paquet d’autant de cartes que nous sommes de joueurs. Là on était 7 joueurs, hop, 7 cartes en main. A chaque tour, on prend une carte dans sa main, on la joue, et on passe les cartes qu’il nous reste à un de nos voisins (le sens de jeu dépend de la phase :P). C’est super stratégique, on ne peut en choisir qu’une, et après on ne reverra jamais plus ces cartes. De même, si vous laissez une carte de guerre très puissante à votre voisin, vous prenez le risque qu’il attaque, car dans ce jeu, tout est affaire de voisinage…

Ce qu’il y a d’à la fois bien et pas bien, c’est qu’on joue essentiellement tout seul et avec ses voisins, qui vont coopérer avec vous contre leur gré. Il faut sans cesse jeter des coups d’oeil à gauche et à droite, Hélène, elle s’appelle Hélène a déjà 3 cartes de guerre devant elle, cartes qui attaquent les voisins directs, il faudrait peut-être se protéger un peu? Et Jean-Duke le pompier n’a pas d’argile, et Hélène, elle s’appelle Hélène non plus ! Pourtant il m’en faut pour construire cet étage de ma merveille dont j’ai absolument besoin pour développer ma stratégie, et je ne peux choper de ressources que chez mes voisins ou dans les premières phases de jeu… Mmh j’ai le choix entre 2 guildes, l’une me donne un point de victoire pour chaque carte jaune devant mes voisins et moi-même, Jean-Duke en a plein, je vais prendre celle-là.

Du coup, on ne sait pratiquement pas ce que font les autres joueurs, on s’en tamponne un peu, c’est un peu perso comme jeu, on essaie de faire au mieux avec ce qu’on a et ce qu’on les voisins, tout en se méfiant de leur stratégie guerrière. C’est riche, mais un peu perso. Après la longue explication de tout ça, les parties sont elles assez courtes (y a que 3 phases, avec un nombre de tours égal au nombre de joueurs, bon, vous voyez le genre…).

Ensuite j’ai enchaîné avec un jeu que j’a-dore : Pandémie !

Pandémie

Un jeu, c’est quand même beaucoup une affaire de goût. Faut voir le temps qu’on met à en choisir un pour que tout le monde soit content. Moi j’ai un p’tit faible pour les jeux en coop, assez rares. Et les jeux avec un univers et une ambiance qui me plaît, évidemment. Alors quand il s’agit d’un jeu où il faut lutter contre une pandémie mondiale, j’aime !

Vous êtes, un rôle. Vous êtes médecin, chercheur, scientifique… Grâce à votre métier, vous avez des compétences exceptionnelles et complémentaires. Devant vous un plateau, le Monde. Monde qui sera bientôt recouvert de plein de petits cubes de couleurs rouge, jaune, noir ou bleu, selon la maladie, si vous ne faites rien. Le sida, le paludisme, la peste, le H1N1, bref, c’est le bordel, on a 4 grosses épidémies mondiales, une pandémie.

Un tour de jeu, c’est 4 actions par joueurs. Figurez-vous que c’est pas beaucoup, surtout quand on se dit qu’un déplacement d’une ville à l’autre compte déjà pour une action. A la fin de chaque tour, on pioche 2 cartes propagation, au début du moins. Et hop, un petit cube en plus sur les 2 villes dont on vient de tirer la carte… Sauf que à plus de 3 cubes sur une ville, c’est l’éclosion. Chaque ville reliée par un trait rouge à la ville qui a subit l’éclosion se prend alors un cube en plus. On peut rapidement se faire dépasser et subir des éclosions en chaîne. Il n’y a pas 36 mille manières de gagner contre ces épidémies, il faut trouver les vaccins. Pour se faire, un joueur doit réunir 5 cartes de la même couleur et se rendre sur une station de recherche. Le souci, c’est qu’une maladie continue de se répandre jusqu’à extermination complète (plus aucun cube de sa couleur sur le plateau)… On perd, vite, ça peut aller très, très vite, si on subit 8 éclosions, si tous les cubes d’une couleur (donc d’une maladie, je le rappelle) ont été posés sur le plateau ou s’il n’y a plus de cartes dans la pioche joueurs. Et encore, si c’était que ça, ça irait…

Les cartes pandémie. Celles-là, elles sont vicieuses ! Elles se cachent dans les cartes joueurs, les cartes qui nous permettent de nous rendre sur les villes en un claquement de doigts, et de faire des vaccins en en réunissant suffisamment. Sauf que réparties dans ces cartes, la pandémie veille. A la fin du tour, quand le joueur pioche 2 cartes, si une carte pandémie est trouvée, une suite d’évènement se déclenche, et c’est le drame. Avancez la vitesse de propagation, bientôt vous ne piocherez plus 2 cartes propagation, mais 3, puis 4… Tirez une nouvelle carte propagation du dessous de la pile (donc une nouvelle ville infectée !) et puis, selon la carte pandémie, l’avancée dans le jeu, l’effet sera de plus en plus violent. Bon, le gros problème de la pandémie, c’est surtout ça : vous voyez toutes les cartes propagation piochées? Les villes déjà infectées? Mélangez-les, et placez-les à nouveau sur le dessus de la pile de carte propagation. Oui, oui, elles vont tomber à nouveau…éclosioooons…

Bon, c’est un jeu moins complexe dans les règles que le précédent. Mais il demande aux joueurs une coopération très très efficace. Il faut savoir réagir rapidement, faire la part entre  les situations urgentes et les situations graves ou importantes. C’est un jeu très original dans sa façon d’être joué, j’aime vraiment bien, c’est toujours avec enthousiasme que j’accepte quand on me le propose :). En plus le packaging est super sympa, avec des boites de pétri pour mettre les p’tits cubes et tout, ça me rappelle de bons souvenirs de bio quand on faisait joujou avec des bactéries :).

Après un échec cuisant (une grosse branlée, par un jeu, ça fait mal), on a décidé qu’on allait faire une pause dans la coop.

Dice Town

Hello cowboys and cowgirls ! Révisez-vos combinaisons de Poker, ressortez vos dés pipés (enfin non, ils sont fournis quand même, faut pas déconner !), et surtout affûtez votre chance. En guise de plateau centrale, nous avons Dice Town. En main, nous avons 5 dés, et des Dollars car je m’appelle Solaar. Les dés ne sont pas ordinaires, en faces, nous avons  le roi de coeur rouge, la dame verte, le valet bleu, le 10 de coeur et le 9 de euh pique ou trèfle, bref, un noir.  Lancez les dés, rien ne va plus, selon votre stratégie (la meilleur combinaison étant évidemment celle qui rapporte le plus, mais le plus d’une des faces, c’est bien aussi), gardez des dés vous coûtera un dollar par dés supplémentaire (en gardez un ou relancez le tout étant gratos). Si un joueur est content de lui (il y a de forte chances qu’il ait une bête de combi…), il dit stop, les autres relancent encore une fois s’ils veulent.

Ensuite on se répartit dans la ville. Si un joueur a le plus de 9, il a les pépites (autant que de dés), une pépite = 1 point de victoire. Le plus de 10 remporte les dollars (quand on paie pour garder des dés on les met à la banque, un joueur pourra dévaliser la banque au tour suivant, 2$ = 1 point de victoire). Le plus de valet remporte des cartes actions. Le plus de dames peut voler une carte action à un joueur. Le plus de rois est le shérif, il départage les égalités en se faisant graisser la patte et remporte 5 points de victoire à la fin du jeu. La meilleure combinaison remporte un territoire avec des points de victoire, s’il a des as dans la combi, il gagne des territoires en plus. Et puis si des joueurs n’ont rien eu, il y a le bad luck, mais là encore il faut avoir certaines cartes, et ça donne quelques pouvoirs intéressants, comme de protéger ses cartes des vols, remporter des sous ou des pépites, etc. Le dés Indiens rajoute un peu de piment au jeu (on peut l’avoir en laissant un territoire qu’on vient de gagner aux Indiens, en échange on jette le dés, et on a un pouvoir particulier, comme rejeter le dés d’un adversaire ou changer la face d’un de ses propres dés).

C’est un jeu un peu détente hein, c’est quand même pas aussi compliqué que les précédents. C’était sympa, j’aime bien y jouer, mais j’ai moins de plaisir que dans les jeux plus prise de tête 😛 . On compte beaucoup sur la chance, même si on peut choisir quelques stratégies… Parfois un terrain ne vaut pas grand chose, il vaut mieux empocher des dollars, assez important dans ce jeu. Ne pas pouvoir garder tous ses dés quand on a un carré, c’est rageant.

Après ce jeu détente, on a retenté la coop. Bah c’était pas bien beau non plus…

Ghost Stories

4 joueurs, vous êtes des moines taoistes, dans un petit village de 9 tuiles. Sur chacune vit un habitant avec des pouvoirs particuliers. Au 4 abords du village, 4 tuiles de couleurs sur lesquelles 3 emplacements par où arrivent…les fantômes !

Le buts du jeu c’est d’éviter qu’ils deviennent trop envahissants, parce qu’une fois qu’ils hantent une tuile, qu’ils l’enchantent, on perd son pouvoir. A 3 tuiles, on perd. On a aussi des points de vie, les Qi, si on les perd, on meurt (mais on peut en regagner). Pour gagner, il faut parvenir à tuer l’incarnation de Wu-Feng, fantôme qui apparaît 10 cartes avant la fin de la pile de fantômes, avant de les piocher toutes (les 10 dernières cartes…). Enfin. Faudrait déjà survivre jusque là…

Pour les tuer, on a 3 dés avec des couleurs (jaune, rouge, bleu, vert et noir, comme les fantômes, et blanc, qui compte pour la couleur de notre choix). Les fantômes on entre 1 et 4 points de vie d’une seule couleur, je pense que vous avez compris. Pour vous aidez, il ya les petits pouvoirs des villageois, vos propres pouvoirs et surtout les jetons tao, d’une couleur, qui se rajoutent aux dés si besoin.

A chaque tour, le joueur pioche un fantôme et le fait arriver sur la tuile de la couleur correspondante. Ce fantôme a des pouvoirs particuliers, dans le rang des emmerdants, il peut faire venir un autre fantôme (donc quand on a la malchance pendant tout le jeu comme moi, ça arrive à tous les coups…), être maudit (ooh le dés de malédiction, c’est 3 fois rien, à chaque tour on le jette et on peut perdre un Qi, tous ses jetons tao, ou je sais plus quel autre emmerdement maximal. Ou rien. Moi évidemment j’avais que des emmerdes.), vous privez de vos pouvoirs perso, d’un dés, etc. Autant vous dire que comme à Pandémie, on peut se sentir bien, jusqu’à ce que tout explose d’un coup.

On a fini par perdre brillamment. Comme pandémie, il faut bien réfléchir tous ensemble, sur plusieurs tours, se servir des pouvoirs complémentaires, et éviter de se laisser dépasser. J’ai vraiment bien aimé. En plus l’univers est sympa, les fantômes sont classes, le jeu est bien illustré et il y a des petites figurines représentant les fantômes :).

Bon, ça vous a plu? Si vous avez des critiques, n’hésitez pas. Je détaille trop peut-être? Si ça vous plait, je peux essayer de vous faire une chronique toutes les semaines :).

L’été BD LGBT 1 bis – Les participations au concours Jeromeuh

Pardon pour le retard, la rentrée toussah². Petit rappel pour ceux qui débarquent : il s’agit des participations au concours pour gagner un exemplaire dédicacé des Petites Histoires Viriles du pédéblogueur Jeromeuh qui a l’humour juste et efficace. Voila, juste efficace quoi !

Le nombre de participants et donc de participations est très réduit. Tant mieux, la bataille n’en sera que plus acharnée et tant pis pour les autres !

Je les mets dans l’ordre de réception, aucun favoritisme.

Je rappelle que le jury est formé de Foxy (@foxybrown), Yaggeur qui a eu l’idée du concours et qui m’a fournie le prix, Judith de Yagg, de Jean-Paul Jennequin de l’association LGBT BD (partenaire de Yagg), de Jeromeuh himself et de votre humble serviteur (serveuse je trouve ça… Moche ?).

Les résultats seront dévoilés très bientôt, en gros quand le jury se sera mis d’accord (comme vous êtes pas nombreux les votes seront peut-être très serrés).

Adriyen (@adrienc)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christophe D. (@céline11)

Proposition 1 :

Proposition 2 :

Lady TornaV (@dm10127)

sylvainj (@sylvainj)

Proposition 1 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Proposition 2 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila, Jury, à vos votes !

PS : les illustrations sont évidemment la propriété de leur auteur respectif, merci de le respecter.
De plus les commentaires resteront clos jusqu’à décision finale du jury.

Round 2 !

Egalité entre Adriyenc et la 1ère proposition de Christophe D., on revote ! Comme lot de consolation Sylvainj a pu voter pour la dernière manche.

Nous avons un gagnant !

Finalement le jury a départagé nos 2 participants aux coudes à coudes. C’est Christophe D. et sa première participation qui remporte le lot.

Je tiens à remercier une dernière fois le jury et les participants du concours. J’espère que ceux qui n’ont pas gagné ne sont pas trop déçus et qu’ils ont pris plaisir à s’amuser avec nous.

J’ouvre les commentaires 🙂

L’été BD LGBT 1 bis – Gagnez un exemplaire dédicacé des Petites Histoires Viriles de Jeromeuh !!

La génèse

Suite à mon article-critique enthousiaste de la BD  Les Petites histoires viriles du pédé blogueur Jeromeuh, un Yaggeur, Foxy (@foxybrown), m’a contactée en m’expliquant qu’il avait un exemplaire qu’on pouvait faire gagner aux Yaggeurs. Nous avons donc décidé d’organiser ce concours.

J’ai donc pris contact avec Jeromeuh sur son blog et sur sa page FB, puis par mail après confirmation de sa participation au jeu. Je tiens donc à dire qu’en plus d’être talentueux et marrant, il est super sympa et disponible, et c’est assez rare pour le préciser !

J’ai aussi contacté Judith et Jean-Paul Jennequin de l’association LGBT BD qui ont accepté de faire eux-aussi partie du jury.

Le concours

Le prix : un exemplaire dédicacé par Jeromeuh, au nom souhaité par le gagnant

Les dates : à partir de maintenant jusqu’au dimanche 11 septembre, minuit.

Le jury : Jeromeuh, Judith, Jean-Paul Jennequin, Foxy et moi-même

Les règles : Le jeu est réservé aux personnes inscrites sur Yagg, merci de bien indiquer votre pseudo afin que je puisse vous contactez en cas de victoire.

Comment participer? Racontez-nous « une petite histoire virile » (interprétation libre, mesdemoiselles n’hésitez pas ! 😉 ) sous forme d’un strip BD d’une page, de quelques cases ou d’un texte illustré (image, dessin, photo, montage, …). Vous pouvez participer sur votre blog (merci de poster le lien dans les commentaires), dans les commentaires directement, sur le mur de Yagg (merci de mettre le lien vers votre activité dans les commentaires) ou par mail : draco_mania@hotmail.com (les blagues douteuses et autres chaines sont prohibées, merci xD).

Comment gagner? Soyez drôles ! La petite histoire virile qui nous fera le plus rire remportera la victoire.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas. A vos claviers/crayons !

Merci beaucoup à Jeromeuh, Jean-Paul Jennequin, Judith et bien sûr Foxy 🙂

Histoire de Red

En réponse à http://blogdelacommunaute.yagg.com/2011/07/13/histoires-de-pseudos/ : j’arrive après la guerre, mais mieux vaut tard que jamais 🙂
En fond sonore, je vous propose quelques titres de Zebda, un peu nostalgiques, ça va bien avec le fond de l’article (comme ça je serais p’tete pas la seule avec la larme à l’oeil, mais c’est peut-être un peu trop vous demander :D).

Red, c’est tout ce qu’il reste de mes anciens pseudos. Draco_Mania, Sang_Dragon, Red_Crystal, Kared, Infra_Red, Red_0313, bref, les pseudos changent et le Red reste :).

C’est à l’âge de 11 ans que le petit Red débarqua sur Internet. A l’époque, ses parents venaient d’avoir un PC de bureau gratis (merci le travail de Papa). A l’époque, les écrans n’étaient pas plats, c’était Windaube 95, les Unités Centrales étaient encore horizontales et en général placées sous l’écran. On était en 56 K à l’époque, le Minitel existait encore, on frémissait au son de la connexion aux lignes téléphoniques, on comptait les minutes quand on n’était pas en illimité. Et puis quand, enfin, on passait en 128 puis 512 K, on se moquait de ceux restés bloqués à l’arrière du peloton.

Avec le PC venait une suite de logiciels et jeux offerts. C’est là que le drame eût lieu, ma geekitude prend ses origines dans ce cadeau empoisonné. Je trouvai dans ce pack Age of Empire et Baldur’s Gate (sur DVD, un DVD vous imaginez ?!!). Après avoir maîtrisé AOE, comme on disait à l’époque, en long en large et en travers, j’eu vent du site Internet GOA.com. GOA… GOA sur lequel on pouvait jouer à une multitude de jeux en ligne grâce à leurs serveurs. Et gratuitement en plus. A l’époque, les développeurs/éditeurs ne possédaient pas leurs serveurs persos et GOA pouvait à loisir exploiter le filon du jeu en ligne. Ma première communauté virtuelle, mon premier réseau social. Nous avions des avatars, des pseudos, un chat par jeu sur lequel on pouvait rencontrer des joueurs avant d’entrer sur les serveurs disputer une partie (à dire vrai je parlais plus que je ne jouais…) et un chat privé sur lequel on pouvait parler avec nos « amis » (a contrario il existait aussi une black list). A cette époque, c’était draco_mania. Je ne sais plus si je me faisais déjà passer pour un garçon, ou si c’est venu plus tard.

Toujours est-il que sur les chats de GOA, on n’entendait parler que d’un truc, un truc en 3 lettres : T4C. The 4th Coming (L4P La 4ème Prophétie). On voyait ces mecs avec ces pseudos en MAITR_Pseudo. On leurs demandait d’où ils tenaient ces « titres », nous étions impressionnés. « C’est une guilde sur T4C ». T4C c’est le premier MMO(RP)G du monde. Un MMORPG (Massivement Multiplayer Online – Role Playing – Game) c’est, comme son nom l’indique, un jeu qui se joue en ligne et qui regroupe des milliers de personnes qui jouent sur un univers forcément virtuel qui évolue en temps réel, même si vous n’êtes pas connectés. Enfin quand je dis des milliers… A l’époque, les serveurs avaient une capacité max de 200 personnes, GOA en avait 6 puis 8, de mémoire, pour T4C. C’était entièrement gratuit. Les graphismes étaient moches au possible (telles les textures mer-papier-kraft-bleu-froissé) et les serveurs tellement blindés qu’on restait coincés sur la page de connexion à marteler la touche « Entrée » pendant de longues minutes avant de pouvoir jouer. Mais c’était bien foutu, y avait une vraie histoire, des events, beaucoup de respect entre les gens (avant que les kikoolol arrivent) et une vraie communauté. Et puis GOA s’est dit que quand même, ça leurs coûtait de l’argent mais surtout qu’ils pourraient en gagner beaucoup. Et ils ont développé DAoC (Dark Age of Camelot), et ils ont fermé les serveurs de T4C.

Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler, non, à mon arrivée sur T4C, je pris le pseudo de Red_Crystal. Et tout le monde m’appelait Red, naturellement (à part une fille qui m’appelait Crystal, elle s’appelait Calinou ou un truc comme ça…la honte…mais c’était mignon). A cette époque, je me faisais passer pour un mec. Je parlais au masculin tellement facilement sur Internet. Je m’inventais un perso finalement peu éloigné de qui j’étais IRL (In Real Life). J’avais les mêmes caractéristiques, mais au masculin. J’habitais au même endroit, avais le même âge et faisais la même chose qu’en vrai. Quand il a fallu se présenter, je ne pris pas le prénom masculin que mes parents m’auraient donné si j’étais né garçon, mais FRed, prénom dérivé de mon moi masculin qui m’allait mieux.

A l’époque, ça m’allait comme ça. Dans la vie quotidienne, j’étais une petite fille garçon manqué. J’avais les cheveux longs, toujours attachés en queue de cheval (parfois en tresse) mais je faisais le caïd, je jouais au foot, je me bagarrais, et je m’habillais en jogging en coton, je me déguisais en Lara Croft et Charly Chaplin au carnaval. (C’est à ce moment du récit que le narrateur se rend compte qu’il mélange un peu la fin primaire et le collège. Mais pour moi c’est un peu la même époque.) Ca m’allait comme ça, et je pensais, je croyais, que ça pourrait durer comme ça longtemps (un peu comme dans Tomboy finalement)…tout en sachant très bien que à cause de ça, jamais je ne pourrai rencontrer IRL les personnes que je rencontrais sur GOA. Ces personnes que jamais je n’aurais cru devenir si proches un jour. Ces personnes à qui j’ai menti parce que ça me semblait être bien comme ça, que de toute façon je n’allai jamais les rencontrer et devenir vraiment amie avec eux, donc tout allait bien. En parallèle de cette « vie » que je menais sur Internet, je tombai amoureuse pour la première fois, d’un garçon, le caïd du collège évidemment, je n’étais plus amie avec que des mecs, je ne jouais pratiquement plus au foot et j’étais devenue moins agressive (il y a des bonnes choses !), je faisais aussi un effort vestimentaire et m’habillais de manière un peu moins masculine (et mieux de manière générale xD).

A cette époque j’avais 11 ans. Je rencontrai mon meilleur ami sur T4C, Kahlerian. On l’appelait Kahl.

C’est l’époque où je rencontrai Yoko. Elle s’appelait Yoko_62.

To be continued…