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Carton et petits cubes en bois 1

A quoi reconnaît-on un jeu de plateau?

A son plateau (ah bah !)  en carton qu’on replie pour le ranger dans sa boite ou à ses cartes, souvent colorées et originales, rarement classiques (avec les 4 couleurs et les têtes). Parfois les 2, mes préférées <3. Et le top du top c’est quand il y a des petits cubes en bois de couleurs \o/. Surtout, un jeu de plateau doit être bien illustré, il doit être joli, c’est très important.

On m’a dit la semaine dernière, reprise de mon activité hebdomadaire à la Maison des Jeux de Clermont-Ferrand, qu’on pouvait aisément séparer les jeux en 2 catégories. Je ne me souviens plus de tout mais en gros il y avait « les allemands, et les autres ».

Le jeu de plateau allemand c’est tout ce qu’on vient de dire plus haut + le décompte des points de victoire sur le contour du plateau + des tuiles de cartons (en plus des cartes et du plateau, oui oui oui !) + des autres trucs en bois, des machins qui peuvent représenter des points de victoires, des personnages, des pépites d’or, des ressources, de la matière première, des billets ou des pièces en carton (encore du carton, pas très écolo toussah !), etc. Bref. Les jeux allemands, c’est la fête ! Evidemment ce sont les plus complexes, tu passes parfois plus de temps à expliquer la règle que de jouer la partie et tu as mille façon de gagner. Bon après le mécanisme c’est souvent le même, quand t’en as joué quelques uns, tu comprends assez facilement les autres, mais le plaisir de la découverte est le même :).

Les autres jeux et bien, ce sont ceux où y a pas tout ça, c’est moins complexe, mais on s’éclate tout autant.

Alors Prof Lolo, à quoi as-tu joué hier soir?

Hier soir, je dois dire que j’ai bien cru finir bourrée, sociabilisée (alors que les gens du club, je les connais pas si bien), la peau du ventre bien tendu, mais ennuyée à mourir à écouter des blablas qui m’intéressaient pas et après avoir joué à un seul jeu. Un seul jeu ! En une soirée ! Caca !!

Finalement après un verre de Clairette de Die (je crois, enfin c’était un truc dans le genre), j’ai pu tester 7 Wonders.

7 Wonders

Aaaah en voila un jeu où il y a tout ou presque ! D’ailleurs fallait voir leur tête quand ils ont su qu’on était 2 à avoir jamais joué. Finalement Hélène, elle s’appelle Hélène nous a tout bien expliqué. Je vais pas entrer dans les détails, je vais vous expliquer ce qui fait que ce jeu sort de l’ordinaire, ses points forts et ses points faibles.

On y joue entre 2 et 7 joueurs, évidemment, chacun ayant pour but de construire sa merveille en gravissant jusqu’à 3 ou 4 étages et en engrangeant autant de points de victoire au passage que possible. Pas de plateau commun, mais une tuile de carton représentant sa propre merveille devant soi. C’est cette tuile qui va vous aider à déterminer votre stratégie (dans ce genre de jeu, s’éparpiller n’est jamais souhaitable, il vaut mieux viser 2 ou 3 stratégies max), chaque étage vous donnant soit des points de victoires direct (dans ce cas ils demandent plus de ressources), soit des avantages pour vous aider à gagner des points dans d’autres stratégies (la guerre, le nombre de cartes qu’on a devant soit, les thunes, la science, etc.).

Un des trucs originaux, c’est qu’il y a 3 phases de jeu, auxquelles on joue avec 3 paquets de cartes différents. A la première phase il y aura plein de matière première (argile, pierre, parchemin, tissu, etc.), beaucoup moins à la seconde, plus du tout à la 3ème, à laquelle apparaissent les carte guildes (qui vous font gagner sous et points), plus de cartes sciences (qui combinées donnent des points aussi), et des cartes guerre plus méchantes (qui font gagner aussi plus de points au fur et à mesure de l’avancée dans les phases). A chaque phase, on commence avec un paquet d’autant de cartes que nous sommes de joueurs. Là on était 7 joueurs, hop, 7 cartes en main. A chaque tour, on prend une carte dans sa main, on la joue, et on passe les cartes qu’il nous reste à un de nos voisins (le sens de jeu dépend de la phase :P). C’est super stratégique, on ne peut en choisir qu’une, et après on ne reverra jamais plus ces cartes. De même, si vous laissez une carte de guerre très puissante à votre voisin, vous prenez le risque qu’il attaque, car dans ce jeu, tout est affaire de voisinage…

Ce qu’il y a d’à la fois bien et pas bien, c’est qu’on joue essentiellement tout seul et avec ses voisins, qui vont coopérer avec vous contre leur gré. Il faut sans cesse jeter des coups d’oeil à gauche et à droite, Hélène, elle s’appelle Hélène a déjà 3 cartes de guerre devant elle, cartes qui attaquent les voisins directs, il faudrait peut-être se protéger un peu? Et Jean-Duke le pompier n’a pas d’argile, et Hélène, elle s’appelle Hélène non plus ! Pourtant il m’en faut pour construire cet étage de ma merveille dont j’ai absolument besoin pour développer ma stratégie, et je ne peux choper de ressources que chez mes voisins ou dans les premières phases de jeu… Mmh j’ai le choix entre 2 guildes, l’une me donne un point de victoire pour chaque carte jaune devant mes voisins et moi-même, Jean-Duke en a plein, je vais prendre celle-là.

Du coup, on ne sait pratiquement pas ce que font les autres joueurs, on s’en tamponne un peu, c’est un peu perso comme jeu, on essaie de faire au mieux avec ce qu’on a et ce qu’on les voisins, tout en se méfiant de leur stratégie guerrière. C’est riche, mais un peu perso. Après la longue explication de tout ça, les parties sont elles assez courtes (y a que 3 phases, avec un nombre de tours égal au nombre de joueurs, bon, vous voyez le genre…).

Ensuite j’ai enchaîné avec un jeu que j’a-dore : Pandémie !

Pandémie

Un jeu, c’est quand même beaucoup une affaire de goût. Faut voir le temps qu’on met à en choisir un pour que tout le monde soit content. Moi j’ai un p’tit faible pour les jeux en coop, assez rares. Et les jeux avec un univers et une ambiance qui me plaît, évidemment. Alors quand il s’agit d’un jeu où il faut lutter contre une pandémie mondiale, j’aime !

Vous êtes, un rôle. Vous êtes médecin, chercheur, scientifique… Grâce à votre métier, vous avez des compétences exceptionnelles et complémentaires. Devant vous un plateau, le Monde. Monde qui sera bientôt recouvert de plein de petits cubes de couleurs rouge, jaune, noir ou bleu, selon la maladie, si vous ne faites rien. Le sida, le paludisme, la peste, le H1N1, bref, c’est le bordel, on a 4 grosses épidémies mondiales, une pandémie.

Un tour de jeu, c’est 4 actions par joueurs. Figurez-vous que c’est pas beaucoup, surtout quand on se dit qu’un déplacement d’une ville à l’autre compte déjà pour une action. A la fin de chaque tour, on pioche 2 cartes propagation, au début du moins. Et hop, un petit cube en plus sur les 2 villes dont on vient de tirer la carte… Sauf que à plus de 3 cubes sur une ville, c’est l’éclosion. Chaque ville reliée par un trait rouge à la ville qui a subit l’éclosion se prend alors un cube en plus. On peut rapidement se faire dépasser et subir des éclosions en chaîne. Il n’y a pas 36 mille manières de gagner contre ces épidémies, il faut trouver les vaccins. Pour se faire, un joueur doit réunir 5 cartes de la même couleur et se rendre sur une station de recherche. Le souci, c’est qu’une maladie continue de se répandre jusqu’à extermination complète (plus aucun cube de sa couleur sur le plateau)… On perd, vite, ça peut aller très, très vite, si on subit 8 éclosions, si tous les cubes d’une couleur (donc d’une maladie, je le rappelle) ont été posés sur le plateau ou s’il n’y a plus de cartes dans la pioche joueurs. Et encore, si c’était que ça, ça irait…

Les cartes pandémie. Celles-là, elles sont vicieuses ! Elles se cachent dans les cartes joueurs, les cartes qui nous permettent de nous rendre sur les villes en un claquement de doigts, et de faire des vaccins en en réunissant suffisamment. Sauf que réparties dans ces cartes, la pandémie veille. A la fin du tour, quand le joueur pioche 2 cartes, si une carte pandémie est trouvée, une suite d’évènement se déclenche, et c’est le drame. Avancez la vitesse de propagation, bientôt vous ne piocherez plus 2 cartes propagation, mais 3, puis 4… Tirez une nouvelle carte propagation du dessous de la pile (donc une nouvelle ville infectée !) et puis, selon la carte pandémie, l’avancée dans le jeu, l’effet sera de plus en plus violent. Bon, le gros problème de la pandémie, c’est surtout ça : vous voyez toutes les cartes propagation piochées? Les villes déjà infectées? Mélangez-les, et placez-les à nouveau sur le dessus de la pile de carte propagation. Oui, oui, elles vont tomber à nouveau…éclosioooons…

Bon, c’est un jeu moins complexe dans les règles que le précédent. Mais il demande aux joueurs une coopération très très efficace. Il faut savoir réagir rapidement, faire la part entre  les situations urgentes et les situations graves ou importantes. C’est un jeu très original dans sa façon d’être joué, j’aime vraiment bien, c’est toujours avec enthousiasme que j’accepte quand on me le propose :). En plus le packaging est super sympa, avec des boites de pétri pour mettre les p’tits cubes et tout, ça me rappelle de bons souvenirs de bio quand on faisait joujou avec des bactéries :).

Après un échec cuisant (une grosse branlée, par un jeu, ça fait mal), on a décidé qu’on allait faire une pause dans la coop.

Dice Town

Hello cowboys and cowgirls ! Révisez-vos combinaisons de Poker, ressortez vos dés pipés (enfin non, ils sont fournis quand même, faut pas déconner !), et surtout affûtez votre chance. En guise de plateau centrale, nous avons Dice Town. En main, nous avons 5 dés, et des Dollars car je m’appelle Solaar. Les dés ne sont pas ordinaires, en faces, nous avons  le roi de coeur rouge, la dame verte, le valet bleu, le 10 de coeur et le 9 de euh pique ou trèfle, bref, un noir.  Lancez les dés, rien ne va plus, selon votre stratégie (la meilleur combinaison étant évidemment celle qui rapporte le plus, mais le plus d’une des faces, c’est bien aussi), gardez des dés vous coûtera un dollar par dés supplémentaire (en gardez un ou relancez le tout étant gratos). Si un joueur est content de lui (il y a de forte chances qu’il ait une bête de combi…), il dit stop, les autres relancent encore une fois s’ils veulent.

Ensuite on se répartit dans la ville. Si un joueur a le plus de 9, il a les pépites (autant que de dés), une pépite = 1 point de victoire. Le plus de 10 remporte les dollars (quand on paie pour garder des dés on les met à la banque, un joueur pourra dévaliser la banque au tour suivant, 2$ = 1 point de victoire). Le plus de valet remporte des cartes actions. Le plus de dames peut voler une carte action à un joueur. Le plus de rois est le shérif, il départage les égalités en se faisant graisser la patte et remporte 5 points de victoire à la fin du jeu. La meilleure combinaison remporte un territoire avec des points de victoire, s’il a des as dans la combi, il gagne des territoires en plus. Et puis si des joueurs n’ont rien eu, il y a le bad luck, mais là encore il faut avoir certaines cartes, et ça donne quelques pouvoirs intéressants, comme de protéger ses cartes des vols, remporter des sous ou des pépites, etc. Le dés Indiens rajoute un peu de piment au jeu (on peut l’avoir en laissant un territoire qu’on vient de gagner aux Indiens, en échange on jette le dés, et on a un pouvoir particulier, comme rejeter le dés d’un adversaire ou changer la face d’un de ses propres dés).

C’est un jeu un peu détente hein, c’est quand même pas aussi compliqué que les précédents. C’était sympa, j’aime bien y jouer, mais j’ai moins de plaisir que dans les jeux plus prise de tête 😛 . On compte beaucoup sur la chance, même si on peut choisir quelques stratégies… Parfois un terrain ne vaut pas grand chose, il vaut mieux empocher des dollars, assez important dans ce jeu. Ne pas pouvoir garder tous ses dés quand on a un carré, c’est rageant.

Après ce jeu détente, on a retenté la coop. Bah c’était pas bien beau non plus…

Ghost Stories

4 joueurs, vous êtes des moines taoistes, dans un petit village de 9 tuiles. Sur chacune vit un habitant avec des pouvoirs particuliers. Au 4 abords du village, 4 tuiles de couleurs sur lesquelles 3 emplacements par où arrivent…les fantômes !

Le buts du jeu c’est d’éviter qu’ils deviennent trop envahissants, parce qu’une fois qu’ils hantent une tuile, qu’ils l’enchantent, on perd son pouvoir. A 3 tuiles, on perd. On a aussi des points de vie, les Qi, si on les perd, on meurt (mais on peut en regagner). Pour gagner, il faut parvenir à tuer l’incarnation de Wu-Feng, fantôme qui apparaît 10 cartes avant la fin de la pile de fantômes, avant de les piocher toutes (les 10 dernières cartes…). Enfin. Faudrait déjà survivre jusque là…

Pour les tuer, on a 3 dés avec des couleurs (jaune, rouge, bleu, vert et noir, comme les fantômes, et blanc, qui compte pour la couleur de notre choix). Les fantômes on entre 1 et 4 points de vie d’une seule couleur, je pense que vous avez compris. Pour vous aidez, il ya les petits pouvoirs des villageois, vos propres pouvoirs et surtout les jetons tao, d’une couleur, qui se rajoutent aux dés si besoin.

A chaque tour, le joueur pioche un fantôme et le fait arriver sur la tuile de la couleur correspondante. Ce fantôme a des pouvoirs particuliers, dans le rang des emmerdants, il peut faire venir un autre fantôme (donc quand on a la malchance pendant tout le jeu comme moi, ça arrive à tous les coups…), être maudit (ooh le dés de malédiction, c’est 3 fois rien, à chaque tour on le jette et on peut perdre un Qi, tous ses jetons tao, ou je sais plus quel autre emmerdement maximal. Ou rien. Moi évidemment j’avais que des emmerdes.), vous privez de vos pouvoirs perso, d’un dés, etc. Autant vous dire que comme à Pandémie, on peut se sentir bien, jusqu’à ce que tout explose d’un coup.

On a fini par perdre brillamment. Comme pandémie, il faut bien réfléchir tous ensemble, sur plusieurs tours, se servir des pouvoirs complémentaires, et éviter de se laisser dépasser. J’ai vraiment bien aimé. En plus l’univers est sympa, les fantômes sont classes, le jeu est bien illustré et il y a des petites figurines représentant les fantômes :).

Bon, ça vous a plu? Si vous avez des critiques, n’hésitez pas. Je détaille trop peut-être? Si ça vous plait, je peux essayer de vous faire une chronique toutes les semaines :).